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21 janvier 2001
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Sans papiers : toujours là, toujours en lutte !

Chevènement est parti du gouvernement, mais la politique anti-immigrés et raciste de Jospin est la même. Les expulsions de sans-papiers et la répression envers ceux qui les soutiennent continuent. Le gouvernement, profitant de la faiblesse de la mobilisation, peut tout à son aise mettre en pratique son programme de lutte contre les "clandestins".

Nous avons donc encore et toujours toutes les raisons de lutter et de manifester ! Et c’est ce que nous ferons tous à Paris le 27 janvier !

Depuis l’arrivée de la gauche plurielle au gouvernement en 1997, la lutte des sans-papiers n’a cessé de s’affaiblir.

Et pourtant, la politique de régularisation de cette "gauche" a été typique de ce que les réformistes au pouvoir savent faire : accorder quelques miettes pour faire passer un programme de répression, d’expulsion, et de politique sécuritaire.

Loin d’abroger les lois Pasqua-Debré comme promis lors de sa campagne, Jospin s’est contenté de régulariser les sans-papiers qui n’étaient pas expulsables (les conjoints de Français, les parents d’enfants français...), d’accorder le droit d’asile temporaire pour les "combattants de la liberté" et de revenir sur l’acquisition de la nationalité française à 18 ans et les certificats d’hébergement.

Mais dans le même temps, les dispositions préconisées par Chevènement, alors ministre de l’Intérieur, ont renforcé l’arsenal répressif. Double peine et rétention administrative n’en sont que deux exemples. Chevènement avait juré d’avoir la peau de ceux qu’il appelle les "clandestins" et de ceux qui les soutiennent.

Cette politique avait plusieurs objectifs. D’abord laisser de nombreux sans-papiers dans l’impasse du recours au cas par cas et devant la menace d’un contrôle et d’une expulsion.

Et s’il n’y a pas eu d’expulsions massives et voyantes, qui auraient pu être facilitées par l’utilisation du fichier des dossiers de demande de régularisation, des milliers de sans-papiers ont tout de même été expulsés.

Le deuxième objectif était la division du mouvement, qui persistait à rappeler à Jospin ses anciennes promesses électorales. Cet objectif a été malheureusement atteint.

Les dernières manifestations, rassemblant seulement quelques centaines de sans-papiers et de sympathisants, le montrent clairement.

Bien sûr, des comités existent encore, mais ils ne jouissent pas du soutien actif des organisations du mouvement ouvrier.

Celles-ci, et les associations antiracistes institutionnelles, ont déserté la lutte ou se contentent d’envoyer quelques représentants, sans mobiliser efficacement.

Seuls quelques comités de soutien apportent encore une aide aux sans-papiers pour leurs démarches administratives et leur vie quotidienne dans un pays où ils doivent vivre cachés.

Il y a quelques mois, ce sont les étudiants qui ont bougé pour réclamer le droit de nombreux étudiants sans-papiers àrester dans le pays - à Lille, Saint-Denis, Nanterre, Toulouse, Rennes ou Nantes. De nombreuses mobilisations de soutien ont eu lieu sur les campus.

Mais les nouvelles perspectives entrevues avec ces mobilisations ont presque toutes été refermées, d’une part à cause de l’intervention systématique de la police contre les mouvements, et d’autre part parce que cela n’a pas permis de redonner un second souffle au mouvement en faisant revenir les organisations ouvrières sur le terrain de la lutte.

Aussi, il est essentiel qu’il y ait le plus de monde possible le 27 janvier dans les rue de Paris avec les sans-papiers !

• Libération immédiate de tous les sans-papiers arrêtés !
• Arrêt de la répression contre tous ceux qui aident les sans-papiers !
• Arrêt des expulsions !
• Régularisation de tous les étudiants et travailleurs sans-papiers !
• Abrogation des lois racistes !
• Ouverture des frontières !


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