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4 juin 2001
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Non aux fermetures !
Une attaque internationale exige une riposte internationale !
Il nous faut des grèves et des occupations immédiates !


Notre tract diffusé lors de la manifestation internationale des Marks & Spencer à Londres, 17 mai.

Par sa décision brutale de fermer tous ses magasins en Europe continentale, la direction de Marks & Spencer a montré qu’elle considère devoir leur loyauté avant tout au profit, et non pas aux travailleurs ou aux clients.

L’impact de cette attaque s’entendra bien au-delà des 4300 travailleurs des magasins et leurs familles: tous ceux impliqués dans la distribution et dans le maintien des magasins seront touchés. Mais pour les patrons parasites, l’argent est plus important que les emplois ou les vies humaines.

Afin de justifier leur décision, la direction a pointé du doigt leurs prédécesseurs, prétextant leurs “mauvaises décisions”. Si c’est clair qu’aucun des dirigeants de M&S n’a brillé par son intelligence, la cause fondamentale de la vague actuelle des fermetures se trouve dans l’internationalisation croissante du commerce: la mondialisation.

La mode et la cuisine sont de plus en plus internationales ; le capital aussi.

Ainsi, dans toutes les grandes sociétés multinationales, de Philips à Danone, de Motorola à Ericsson, de C & A à Moulinex, les patrons décident de fermer des secteurs entiers, virant des travailleurs des entreprises et des magasin rentables afin de transférer la production ailleurs et gagner encore plus d’argent.

La menace de fermeture des magasins M&S montre que la mondialisation n’est pas une invention des médias, elle est la nouvelle réalité de la lutte des classes entre patrons et travailleurs.

Et si les patrons sont mondialisés, les travailleurs doivent l’être, aussi. La manifestation d’aujourd’hui montrent clairement ce qui va se passer dans le siècle qui vient : des attaques patronales à l’échelle continentale appelleront des ripostes à l’échelle continentale par les travailleurs.

Mais une euro-manif n’est pas suffisante. Afin de mettre fin au plan de fermeture, nous avons besoin d’une euro-grève, avec l’occupation des magasins et des bureaux, à partir du moment qu’on rentre dans nos villes respectives. Nous devons élire nos propres comités de grève, composés de délégués de la base, syndiqués et non-syndiqués.

Nous devons faire des actions radicales contre la direction et les actionnaires de M&S. Si les fermetures sont maintenues, la direction sera renforcée dans sa volonté d’attaquer les conditions des travailleurs dans les magasins qui resteront en Grande-Bretagne.

Selon la direction, les magasins en Europe continentale tourne à perte. Mais comment savoir qu’elle dise la vérité ? Nous devons nommer nos propres experts, sous notre contrôle, pour qu’ils étudient les livres de compte - y compris toutes les informations confidentielles que la direction souhaite garder secrètes !

Et nous devons forger des liens d’action avec d’autres travailleurs en lutte, en particulier ceux qui sont le cible d’attaques continentales similaires.

Actuellement, les fermetures n’ont pas encore été mise en oeuvre. En France, elles ont été suspendues, à cause du refus de la direction d’obéir à la loi du travail en France. Mais les patrons reviendront à l’attaque. L’action ouvrière, la grève et l’occupation à l’échelle continentale, organisées et défendues démocratiquement, peuvent mettre fin à ces attaques.

Elles peuvent aussi montrer aux travailleurs dans le commerce et dans d’autres secteurs, qui sont aussi des victimes de la même politique de la mondialisation capitaliste, qu’on peut gagner à travers une riposte internationale.


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