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Déclaration du 1er mai 2009 de la Ligue pour la Cinquième Internationale

Débarrassons le monde de ce système pourri!

Le 1er Mai 2009 voit le monde dans la récession la plus grave depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Le capitalisme est discrédité aux yeux de millions de personnes. Les gouvernements sont en train de donner des milliards aux banquiers et au même temps ils obligent les travailleurs à perdre leurs emplois ou à réduire dramatiquement leurs salaires. Toutefois la riposte est en train d'exploser sur chaque continent. Les travailleurs, les jeunes, les masses pauvres à la campagne et dans les villes ont un lourd handicap : leur direction. Leurs organisations de masse – les syndicats et les partis qu'ils ont construits pour se défendre – sont paralysés face aux tâches devant elles. Nous devons surmonter cette paralysie si nous voulons gagner. Cela demande la création des nouvelles directions, des partis révolutionnaires de masse unis dans une nouvelle Internationale.

La crise financière de 2008 est devenue la récession globale de 2009. Le Fonds Monétaire International prévoit que l'économie mondiale se contractera de 1,3% en 2009. Selon l'OCDE, l'économie des Etats-Unis diminuera de 4% et celle de la zone Euro de 4,1%, « le commerce international est en chute libre » et baissera de 13,2% cette année. Hommes politiques et économistes parlent d'une autre Grande Dépression.

Les états du G7 contractent des dettes énormes, réduisent le taux d'intérêt à presque zéro, font tourner à fond la blanche à billet et déversent des quantités gigantesques d'argent (nos impôts) dans les banques les plus importantes.

Des entreprises menacés par la faillite comme les géants automobile USA licencient leurs travailleurs et exigent des dramatiques « concessions » salariales à ceux qui restent. Le Bureau International du travail estime que le nombre total de perte d'emplois en 2009 pourrait dépasser 50 millions et que le nombre de ceux qui travaillent pour moins de $2 par jour pourrait monter à 1,38 milliards, plus de 45 % de tous les salariés. Mais les travailleurs sont bien conscients qu'ils ne sont pas responsables de la crise. La riposte a commencé. Déjà plusieurs pays ont été secoués par des grèves générales d'un jour, des manifestations et des révoltes. En Guadeloupe et Martinique, il y a eu des grèves générales victorieuses ainsi que des crises révolutionnaires au Madagascar et en Thaïlande. En France, Italie, Grèce, Lettonie, Bulgarie, Islande et Irlande, il y a eu des manifestations de masse et des grèves. Aux Etats-Unis, en France et en Irlande, les travailleurs, face à la menace de fermeture de leur usine, les ont occupés. En France, les travailleurs en colère ont séquestré leurs patrons.

Mais nos gouvernements ont une méthode pour diviser et affaiblir notre résistance : faire en sorte que les travailleurs et les pauvres s'en prennent les uns aux autres. Les grèves contre les travailleurs migrants dans le bâtiment en Grande Bretagne, la stigmatisation des Rom en Europe de l'Est et en Italie, les revendications de sauver « nos » usines automobiles au dépens des travailleurs d'autres pays, tout cela constitue un grave danger. Cela montre que le mouvement de résistance dont nous avons besoin doit être basé sur la classe ouvrière et être antiraciste et internationaliste.

Le message du 1er Mai est plus vital que jamais: Travailleurs de Tous les Pays, Unissez-vous !

Les travailleurs immigrés, les minorités nationales et ethniques, les réfugiés et les demandeurs d'asile doivent se joindre à nos rangs pour que nous soyons plus forts ensemble et pour se protéger contre les racistes et les fascistes dont le but est d'écraser le mouvement ouvrier, ainsi que les droits démocratiques et nos conquêtes sociales.

Toutefois le moyen le plus sûr de repousser ces dangers est une vague massive de résistance : montrer que nous avons le pouvoir d'arrêter les patrons et leur étatquand ils se déchargent de la crise sur les épaules des travailleurs, des paysans et des pauvres. Cette résistance doit être coordonnée par les organisations de lutte de la classe ouvrière, par les partis révolutionnaires, les syndicats et les mouvements des opprimés.

Une crise profonde et un tournant vers des guerres commerciales soulèvera le spectre d'un conflit militaire. Malgré toutes ses prétentions d'être le candidat de la paix, le président américain Barack Obama et ses alliés de l'OTAN en Europe envoient plus de soldats en Afghanistan et bombardent les provinces frontalières du Pakistan.

En Irak, les forces d'occupation USA sont encore en train de tuer. Dans tous ces pays, les peuples résistent. Cela doit nous rappeler qu'on ne peut pas enlever les griffes à la tigre impérialiste avec des conférences de paix, des traités de désarmement ou des résolutions de l'ONU.

Au Moyen Orient, Gaza est toujours sous blocus par l'état sioniste raciste. Les discussions d'une « feuille de route pour la paix » sont une manoeuvre cynique. Au Sri Lanka, une attaque génocidaire est menée contre les zones Tamil.

Pour ce 1er mai, nous devons nous concentrer sur deux thèmes majeurs :

Lancer une riposte contre la crise : résistance contre toutes les suppression d'emploi dans le secteur privé et public, avec occupation des usines, des bureaux, des écoles menacés par la fermeture ou la privatisation. Résistance contre toutes les coupures dans les secteurs de l'éducation et de la santé.

Aucune confiance à l'ONU, l'UE, l'OTAN etc. Pour l'action ouvrière pour mettre fin à l'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak par les forces US et de l'OTAN. Défense des palestiniens, des tamils et des kurdes contre leurs oppresseurs. Assez du mensonge des « guerres humanitaires ». Fin du blocus contre Cuba.

La crise profonde du capitalisme, le fait qu'il détruit nos emplois, nos vies et notre futur nous rappelle qu'il s'agit d'un système moribond. Pour échapper aux souffrances d'une période prolongée de dépression et de guerre nous devons le remplacer par le socialisme : la classe ouvrière au pouvoir, l'expropriation des capitalistes, la planification démocratique pour mettre fin à la pauvreté et à l'inégalité, la fin du spectre de la catastrophe climatique.

Dans tous les pays cela se traduit par la lutte pour construire des partis révolutionnaires et au niveau international par la lutte pour un nouveau parti international de la classe ouvrière, la Cinquième Internationale.

1 mai 2009.

Vous pouvez nous écrire à contact @ cinquiemeinternationale.org