pix_transparent
pix_transparent
pix_transparentpix_transparent
10 août 2002
pix_transparent
La libération des femmes — 5

Famille, sexualité et capitalisme


Sous le mode de production capitaliste, toutes les femmes souffrent de l’oppression. Ceci est le résultat de leur rapport inégalitaire à l’égard de la production. Pour la grande majorité des femmes, celles qui font partie de la classe ouvrière, l’oppression est le résultat de leurs responsabilités au sein de la famille.

La racine matérielle de leur oppression est l’existence continue de l’esclavage domestique. Le fait que les soins des enfants et la majorité des tâches ménagères soient assurés par les seules femmes les empêchent de jouer un rôle égal dans la production socialisée. Les femmes soit sont exclues de la vie sociale, enfermées au foyer, soit, là où elles participent au travail social, travaillent souvent dans les secteurs proches de l’économie domestique et des compétences qui y sont nécessaires.

Ainsi, dans la majorité des pays impérialistes, malgré l’existence d’un grand nombre de femmes dans l’industrie, le “travail des femmes” se trouve d’abord dans les secteurs de la vente, des textiles, de l’alimentation, de la santé et des services sociaux, du nettoyage, etc.

Là où les femmes travaillent aux côtés des hommes au bureau ou à l’usine, elles tendent à être limitées aux emplois non ou peu qualifiés, et sous-payés. L’éducation et la formation des filles et des femmes sont faites de façon à renforcer cette “spécialisation”. Avant tout, la famille est présentée comme le centre, la principale responsabilité des femmes à laquelle le travail salarié est subordonné.

Bien que de plus en plus de femmes travaillent, leurs emplois demeurent hautement ségrégués. Les femmes ne travaillent que rarement aux côtés d’hommes du même échelon. Les salaires et les conditions de travail reflètent cette ségrégation; dans la majorité des pays, les lois sur l’égalité des salaires n’ont pas amélioré de façon significative le salaire moyen des femmes.

Pendant les années 80, dans certains pays le salaire moyen des femmes a même diminué par rapport à celui des hommes. Dans le secteur public, il y a un grand nombre de femmes non-qualifiées qui travaillent dans les bureaux, concentrées aux échelons les plus bas.

Dans certains pays, l’augmentation de l’emploi des femmes s’est faite à travers le travail à temps partiel, qui peut être combiné avec les responsabilités domestiques, mais condamne les femmes à de bas salaires et à de mauvaises conditions de travail, y compris à une sécurité de l’emploi moindre. Dans d’autres pays (comme par exemple en France), l’expansion du travail à temps partiel a été moins significative, et l’aide étatique (crèches, écoles maternelles etc.) permet aux jeunes mères de travailler à plein temps.

Dans les pays semi-coloniaux la situation est différente. L’impérialisme est basé sur la surexploitation de ces pays et en coopération avec les capitalistes locaux rapaces, l’impérialisme est tout à fait prêt à employer dans l’industrie manufacturière des millions de femmes, travaillant de longues heures pour de bas salaires.

Cette “subversion” de l’idéologie bourgeoise vis à vis du rôle des femmes est nécessaire pour assurer les surprofits du capital impérialiste, et est parfaitement compensée par sa domination économique et politique des pays semi-coloniaux.


La fonction de la famille prolétarienne

La famille prolétarienne est le secteur dominant au sein de laquelle la force de travail (qui est bien une marchandise) est reproduite à la fois à travers la restauration quotidienne de la force de travail de chaque prolétaire et aussi à travers la création et la formation des prochaines générations de travailleurs.

Le travail nécessaire pour produire cette force de travail est centré sur le foyer, en dehors de la production socialisée. Ce travail domestique est effectué de façon prépondérante par les femmes, pour lequel ces dernières ne reçoivent aucun paiement direct.

C’est plutôt la classe ouvrière toute entière qui reçoit un salaire qui paie la reproduction de la force de travail. Là où une femme n’est pas elle-même salariée, le salaire de son mari sera utilisé pour maintenir la famille entière.

Cette situation conduit à une dépendance accrue des femmes non-salariées envers leurs conjoints. La division du travail entre le travail domestique du ménage et le reste du travail socialisé effectué pour le capital dans les usines etc, est à la racine de la position inégale des femmes.

Le travail effectué au foyer est généralement répétitif, intensif et effectué par des femmes isolées les unes des autres. Ainsi, ces femmes se trouvent séparées de la nature sociale du travail sous le capitalisme, une socialisation qui est nécessaire pour le développement de la classe ouvrière comme classe collective et consciente, capable d’effectuer le changement social.

Ceci est vrai pour tous ceux qui participent au travail productif à la maison, que se soient les femmes, les enfants ou le petit nombre d’hommes qui l’effectuent. Normalement, ce travail est dur, effectué en plus du travail domestique et implique la sur-exploitation des travailleurs de la maison qui y sont impliqués.

Le capitalisme s’est montré incapable de socialiser de façon systématique le travail domestique. Certains éléments de ce que fut le travail domestique — comme la fabrication des vêtements ou la préparation de la nourriture — sont devenus des industries rentables sous le capitalisme, mais en général les éléments du travail domestique qui touchent les soins des enfants, des malades et des autres personnes dépendantes au sein de la famille, n’ont jamais été socialisés de façon adéquate.


Travail doméstique

C’est ce secteur du travail domestique que le capitalisme ne peut pas socialiser complètement, même si le potentiel existe pour le faire. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis durant la deuxième guerre mondiale la classe capitaliste, à travers son Etat, était prête et capable de fournir des crèches, des cantines communales, des laveries etc, pour que les femmes travailleuses puissent participer pleinement au monde du travail tandis que les hommes étaient à l’armée.

Pourtant, pour la classe capitaliste de telles périodes sont des exceptions. Si ces mesures devenaient la norme, l’épuisement de la plus-value totale qui en résulterait serait trop important à supporter pour le système capitaliste. Les services que les capitalistes sont parfois obligés de fournir, comme la sécurité sociale, sont menacés dès que la crise les oblige à réduire le “salaire social” de la classe ouvrière.

Une autre raison qui explique pourquoi le capitalisme ne voudra pas ne peut pas socialiser totalement le travail domestique est qu’une telle socialisation minerait totalement la famille. La famille n’est pas une simple décoration pour le capitalisme. Elle forme une structure sociale au sein de laquelle l’oppression des femmes et de la jeunesse se perpétue, et à cause de laquelle l’oppression des homosexuel(le)s existe. La famille est essentielle pour l’existence du capitalisme lui-même.


La famille et l’oppression

La famille joue un autre rôle important pour le capitalisme. Elle est l’une des institutions à travers laquelle l’idéologie capitaliste est transmise à la classe ouvrière. Elle forme la structure sociale au sein de laquelle la discipline, l’obéissance, le manque de critique, la foi dans l’autorité et la subordination à la domination sociale, calquée sur l’autorité patriarcale et l’oppression féminine, sont inculqués aux enfants dès leur plus jeune âge. C’est aussi le système qui, par la vie quotidienne des partenaires mariés, assure le maintien et le renouvellement de ces rapports de soumission.

La famille réprime la résistance et assure la conformité aux morales bourgeoises. C’est à travers la famille patriarcale qu’a lieu la première identification avec les rôles respectifs des deux sexes. Le mauvais traitement des femmes et des enfants à l’intérieur de la famille, et le fait que ceci soit toléré par la société bourgeoise sont aussi des moyens d’imposer la morale réactionnaire, la sexualité répressive et l’identification avec les rôles des deux sexes au sein de la famille.

La répression de la sexualité fait partie intégrante du premier développement du caractère, et de cette façon joue un rôle fondamental dans l’acceptation de l’idéologie bourgeoise réactionnaire et la passivité qui règne dans la tête des dominés. La répression sexuelle s’exerce dans la pratique du comportement social spécifique à l’un des sexes, dans le refus de la sexualité enfantine, la discrimination contre la sexualité féminine et l’oppression de l’homosexualité.

La famille nucléaire idéale, même si elle n’est pas l’unité “familiale” qui prédomine dans la société, est louée par l’Eglise, l’Etat, les médias et l’école, comme le modèle auquel tous doivent aspirer. Le rôle de la famille en tant que transmetteur de l’idéologie devient encore plus efficace parce qu’elle est, ou qu’elle paraît être, un refuge pour la classe ouvrière en particulier, une source de confort, d’aide émotionnelle et matérielle, une défense contre les ravages de la société capitaliste.

Nous rejetons l’idée que dans la famille les femmes créent de façon objective leur propre oppression, ou qu’elles collaborent avec, de façon inconsciente. A cause de leur isolement à la maison, les femmes de la classe ouvrière sont atomisées, vulnérables aux idées arriérées qui sont avancées chaque jour par la presse, par la télévision et la radio.

Pour ces raisons, les femmes au foyer, dont les horizons sont souvent limités par les besoins immédiats du maintien de la famille, expriment souvent des idées réactionnaires et jouent un rôle fondamental en transmettant ces idées arriérées et oppressives à leurs enfants, notamment à leurs filles, qui sont élevées par leur mère selon les règles sexistes de la société capitaliste.

Mais ceci est le reflet de la position des femmes dans la société, non une expression de leur collaboration consciente. Cet état arriéré est produit par leur oppression. Cette vérité ne devrait pas cacher les véritables rapports d’autorité au sein de la famille. C’est l’autorité paternelle, soutenue par l’école, l’Eglise et les normes culturelles dominantes, qui détermine la façon d’élever les générations futures, même si la majorité de la puériculture est effectuée par la mère.

Un autre facteur qui contribue à l’arriération politique des femmes, et qui se trouve le plus souvent chez les femmes au foyer, est que le mari, même s’il est lui-même politiquement actif, a tendance à bloquer la participation de la femme aux organisations politiques et à la lutte politique.

Sans un mouvement de masse pour la révolution socialiste — ou la révolution elle-même — capable de toucher directement la famille, de lutter aux côtés des femmes et des enfants contre les rapports patriarcaux, l’arriération politique des femmes au foyer, tout comme le machisme, est inévitable pour la majorité des travailleurs.


Famille et sexualité

L’imposition de la monogamie pour les femmes, apparue avec le développement de la propriété privée et la société de classe, a eu comme conséquence que les femmes ont été opprimées sexuellement et socialement.

La monogamie exigée des femmes travailleuses est nécessaire pour le maintien d’une unité familiale stable et donc pour la reproduction de la force de travail. Le modèle monogamique de la famille bourgeoise, nécessaire à la classe dirigeante pour la transmission de la richesse, est donc imposé à la classe ouvrière, mais avec une fonction sociale différente.

L’oppression sexuelle des femmes est d’abord une conséquence, et non une cause de leur subordination dans la société de classe.

La même chose est vraie pour la construction des rôles sexuels. Même si les processus qui engendrent les rôles sexuels ont souvent un effet psychologique profond sur les individus et sont souvent effectués par des moyens psychologiques subtils, ils ne peuvent pas être surmontés par des méthodes purement psychologiques ou thérapeutiques.

Il est utopique de croire qu’une pratique libertaire sur le plan social et psychologique au sein du parti révolutionnaire ou d’autres organisations ouvrières peut résoudre les contradictions profondes qui surgissent de la construction des rôles sexuels dans la société capitaliste.

Avant tout, ces rôles sexuels ont une fonction sociale : ils sont un moyen nécessaire pour maintenir la famille sous le capitalisme. Si on ne comprend pas cela, on fera l’erreur de chercher à construire la personnalité parfaite libre des contraintes d’un rôle sexuel établi, sur une base purement individuelle. Ceci est utopique et ferait diversion.

Même s’il faut lutter pour surmonter certaines des limitations qui nous sont imposées à travers les rôles sexuels, pour faire de nous de meilleurs combattants contre le capitalisme — ce qui est généralement la conséquence de la solidarité collective plutôt que de la volonté individuelle ou du traitement psychologique — nos personnalités seront toujours marquées par la société au sein de laquelle nous vivons.

Nous devons transformer cette société avant de pouvoir espérer transformer totalement nos personnalités et détruire les bases matérielles des rôles sexuels qui nous sont imposés par le capitalisme. L’oppression sexuelle et la formation des caractères sont des moyens servant à assurer le maintien de la société de classe en général. Elles représentent une contribution importante à la création de la subordination et de l’obéissance de l’autorité.

L’oppression sexuelle joue aussi un rôle régressif, transformant l’agression venue de la lutte des classes en frustration, voire en névroses, qui trouvent leur expression dans des formes de comportement qui sont, du point de vue de la lutte des classes, irrationnelles, ou dans la passivité face aux dirigeants réformistes.

Mais même si ces facteurs psychologiques jouent un rôle, la “fausse conscience” de la classe ouvrière ne saurait être réduite au niveau psychologique. Pour nous, les facteurs politiques décisifs sont les effets d’atomisation du capitalisme et les conséquences démoralisatrices des directions réformistes.

Pour ces raisons, nous rejetons la revendication de certaines féministes pour qui le champ de bataille principal dans la lutte pour la libération est celui de la sexualité.

Cette position conduit à mettre l’accent sur la politique personnelle, à la croyance dans des solutions individuelles à l’oppression et à la construction de schémas utopistes pour la libération sexuelle.

Qui plus est, c’est un point de vue qui présente la médecine, et plus particulièrement la psychanalyse, comme un moyen égal sinon plus efficace que la lutte de classe collective pour en finir avec l’oppression.

Les marxistes n’ignorent pas les contributions importantes apportées par la psychologie à la connaissance de l’homme. Les problèmes personnels peuvent être soulagés par diverses formes de traitement psychologique. Mais nous soulignons que des découvertes psychologiques ne peuvent pas résoudre les contradictions sociales fondamentales qui conduisent u malheur dans la vie personnelle et sexuelle.

La clé de la compréhension de ces contradictions, et leur résolution, se trouve dans l’étude de l’histoire des classes. Les histoires individuelles doivent être comprises dans leur contexte historique, et n’ont qu’un rôle supplémentaire dans le combat pour éliminer l’oppression sexuelle. Ceci est vrai aussi pour les analyses de masse et politico-psychologiques.

La carrière de Wilhelm Reich montre les limites de l’approche psychanalytique. En identifiant l’importance de la politique sexuelle comme un élément de l’oppression des masses opérée par le capitalisme, Reich a ouvert la voie à d’autres découvertes sur la manière dont le capitalisme forme, ou plutôt déforme, la personnalité humaine.

Mais son incapacité à comprendre le rapport entre la vie sociale, la lutte des classes et la sexualité l’a conduit à des erreurs fatales. Il a mis la politique sexuelle au dessus de la lutte des classes politique et économique et a commencé à définir la clé de la libération en des termes purement sexuels, d’où plus tard son obsession qui se manifesta autour de “l’orgone”, comprise comme source d’énergie.

Pourtant, comme l’oppression sexuelle est la conséquence de la société de classe et de l’oppression des femmes au sein de cette dernière, de la même façon la libération sexuelle complète viendra après la révolution socialiste, et pas avant. Chaque société de classe a développé des idéologies qui justifient l’exploitation et l’oppression. Une idéologie réactionnaire à l’égard de la sexualité a toujours été, à un degré ou à un autre, un trait des sociétés où la femme est opprimée.

Les valeurs morales dominantes d’une société donnée sont, comme ces idées toutes entières, les valeurs morales de la classe dirigeante, ou plutôt les valeurs qui la servent. En même temps que la société de classe se développait, se sont développés les moyens de perpétuer et d’appliquer une morale qui est profondément oppressive pour les femmes.

Au sein de la famille, cette morale est appliquée à la femme par le mari et aux enfants par les parents. Au niveau de toute la société l’Eglise et, de plus en plus, les médias, sont des machines de propagande puissantes pour la morale réactionnaire.

Ils établissent des règles morales répressives pour la sexualité qui déterminent ce qui est “normal” et ce qui est “contre-nature”. Ils stigmatisent, souvent avec des conséquences terribles, tous ceux qui n’obéissent pas à ces règles, en particulier les homosexuel(le)s.

Dans la société capitaliste, malgré certaines périodes libérales, la morale bourgeoise constitue un moyen d’opprimer les femmes. Dans la société bourgeoise, la satisfaction libre et totale de l’appétit sexuel est bloquée et déformée. En conséquence, tout le monde souffre de misère sexuelle, mais les femmes sont particulièrement touchées.

Les limitations vis-à-vis de l’activité sexuelle des femmes sont beaucoup plus importantes que celles des hommes. Pour sanctifier l’institution de la famille, le capitalisme refuse aux femmes le plein contrôle de leur propre fertilité et attaque les femmes “adultères” ou les mères célibataires beaucoup plus systématiquement que leurs équivalents masculins. Le syndrome de la “putain” et du “Don Juan” existe toujours parmi de larges couches de la société capitaliste.

La règle générale est donc que les femmes sont découragées d’avoir différentes relations sexuelles. Leur droit au plaisir sexuel, parfois complètement nié, est qualifié de correct seulement avec un même partenaire et au sein du mariage.

Les rôles stéréotypés ont été faits de façon à réprimer clairement le potentiel de la femme à avoir une vie sexuelle égale et agréable. La femme est soit vertueuse, soit une libertine, alors qu’il est permis à l’homme d’avoir des aventures sexuelles tout en gardant son allure de “bon père de famille”; en fait, il est souvent respecté quand il le fait.

Le corps de la femme est réifié, il devient une chose destinée à la jouissance des hommes, soit librement dans le mariage, soit à acheter dans la prostitution. Le corps de la femme est utilisé pour vendre aux hommes des produits qui n’ont rien à voir avec lui.

Avec une telle position cynique et sans pitié à l’égard du corps féminin, il n’est pas étonnant que les femmes subissent si souvent des abus. Les femmes qui refusent l’image stéréotypée et cherchent à exprimer une sexualité indépendante, que ce soit à travers le lesbianisme, la bisexualité ou les relations multiples avec des partenaires masculins, sont vilipendées, voient leurs droits légaux à la garde des enfants réduits et sont traitées comme des inadaptées.

Les femmes qui n’ont pas un partenaire masculin ou des enfants sont plaintes et sont perçues comme des frustrées. La grande majorité des femmes sont obligées de se conformer aux normes de la vie familiale, avec toute la frustration et la misère qui en découlent.


Les prostituées

Les femmes qui travaillent comme prostituées sont stigmatisées, traitées comme des parias, et dans certains pays comme des criminelles, tandis que leurs clients masculins sont blanchis de toute culpabilité. Quelle démonstration de l’hypocrisie puante de la morale capitaliste!

Malgré de grandes différences de culture et de tradition, les femmes de toute la planète souffrent de l’oppression sexuelle. L’époque actuelle, caractérisée par la mondialisation de l’économie, a détruit toute forme de protection des femmes qui pouvait exister dans les sociétés primitives.

Au Brésil, par exemple, les femmes des tribus indigènes primitives d’Amazonie sont kidnappées et utilisées comme prostituées pour satisfaire les besoins des hommes d’une civilisation qui envahit tous les coins de la forêt amazonienne. Dans les pays semi-coloniaux plus développés l’asservissement sexuel des femmes peut sembler plus subtil, il est néanmoins brutal, dégradant et omniprésent.

Comme dans les pays impérialistes, il y a des milliers d’exemples d’oppression sexuelle institutionnalisée. Mais, de plus, dans certains pays semi-coloniaux (comme par exemple en Thaïlande et dans des pays d’Afrique de l’Est), la prostitution a été transformée en industrie de masse dans laquelle des milliers de femmes sont surexploitées, obligées de travailler dans des conditions terribles, vulnérables aux maladies sexuellement transmissibles qui leur sont souvent fatales.


Lire la suite

Haut


pix_transparent
logo_licr
pix_transparent
ecrivez—nous