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10 août 2002
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La libération des femmes 8
Le rôle de la religion et de la classe sociale
Un autre champ de bataille important contre lidéologie sexiste est celui de la religion. Dans toutes les sociétés de classe, les idées religieuses, transmises par des Eglises souvent liées à lEtat, jouent un rôle fondamental en appliquant et en sanctifiant lidéologie de loppression des femmes.
A louest, le christianisme et le judaïsme, tous deux fondés sur des idéologies qui se sont consolidées dans des sociétés pré-capitalistes et farouchement patriarcales, ont, pendant des siècles, enseigné la doctrine de la subordination des femmes. Cette doctrine a des conséquences concrètes pour des millions de femmes.
Les positions de lEglise catholique sur la contraception et lavortement en sont un exemple clair. Dans les pays impérialistes, ces déclarations peuvent être la cause de la misère et des souffrances qui sont liées à la grossesse et aux enfants non-désirés. Dans les pays semi-coloniaux, ces résultats sont renforcés par la pauvreté.
En Amérique latine, un continent dominé par lidéologie catholique, les doctrines réactionnaires de lEglise, malgré la théologie de la libération, conduisent littéralement à lassassinat de milliers de femmes : le refus de la liberté davorter nélimine pas lavortement.
Il ouvre simplement la porte à des faiseuses dange et à la mort stupide de nombreuses femmes. De telles règles contre lavortement et la contraception visent à assurer que la femme ne contrôle pas sa propre fertilité. En outre, parce que le sexe ne se justifie que pour la reproduction, lEglise enseigne aux femmes que la sexualité hors mariage et pour le plaisir est interdite.
La mythologie complexe du christianisme et du judaïsme renforce leurs enseignements réactionnaires sur les femmes. Le mythe dEve, lhistoire de la femme de Lot dans lAncien Testament, et le culte de la Vierge Marie, donnent toutes de la femme une image de servante dévouée aux besoins des hommes qui peut être punie quand, comme la femme de Lot, elle est désobéissante.
Le fond de ces idéologies religieuses est la sanctification de la famille et de sa structure autour de la domination masculine. La nature de la famille a changé dans différentes sociétés de classe et la religion la pris en compte dans des évolutions subtiles de doctrines.
Mais le contenu réactionnaire des enseignements de la religion sur les femmes et la famille na pas qualitativement été modifié à travers les siècles. Ces enseignements sont les manifestations les plus claires du poids dun passé mort, sur le présent. Ceci est vrai même là où la religion adopte des comportements libérateurs.
Cela sest passé au sein de lEglise catholique avec le développement de la théologie de la libération, en particulier en Amérique latine. Bien quelle justifie la violence contre loppression impérialiste, cette théologie reste liée aux enseignements réactionnaires de lEglise sur toutes les questions-clés sociales concernant les femmes.
Finalement, toutes les religions, quelles que soient leurs différences, sont réactionnaires vis-à-vis du progrès humain en général et de la libération des femmes en particulier, parce quelles déléguent la libre activité et la responsabilité de laction humaine à un pouvoir hors du champ de lêtre humain. De cette façon, elles renforcent le sentiment dimpuissance, limitant ainsi la capacité à lauto-détermination.
Islam, hindouisme et bouddhisme
Les religions orientales ne font en aucun cas exception à cela. Elles ne sont pas qualitativement différentes de celles de lOccident. Lhindouisme, le bouddhisme et lislam peuvent sembler différents du christianisme et du judaïsme sur de nombreux points, mais, comme toutes les religions, qui toutes ont été inventées par lhomme afin de justifier lordre existant des choses, leurs enseignements cantonnent les femmes à un rôle subordonné au sein de la société et de la famille.
Aujourdhui lIslam est à lavant-garde de la contre-révolution contre les femmes en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Les femmes continuent à être traitées comme du bétail en Afghanistan, où, dans les tribus, la mariée a un prix comme une marchandise.
La volonté déliminer linfluence occidentale sur les femmes dans la République islamique dIran, par la réintroduction forcée du voile et des lois punissant ladultère, montrent les dangers que lIslam fait courir aux femmes.
Malgré toute la rhétorique anti-impérialiste, malgré tous les paroles mensongères sur le respect de lIslam pour les femmes, rien ne change le fait que la conséquence réelle de lIslam pour la vie des femmes est profondément destructive.
Les marxistes ont le devoir de combattre la religion organisée tout en respectant le droit des individus à la liberté de croyance et de culte. Nous ne pouvons considérer la religion comme une affaire simplement privée. Nous luttons pour briser le poids de lidéologie religieuse à travers la propagande militante en faveur du matérialisme.
Nous luttons contre la volonté des Eglises de contrôler les vies privées des gens en promouvant une éducation sexuelle laïque, lavortement et la contraception libres et gratuits sur simple demande, etc. Et nous luttons pour parvenir à satisfaire cette revendication de la démocratie bourgeoise, minimale, quest la séparation de lEglise et de lEtat.
Encore la question de classe
Lexpérience de loppression des femmes est différente selon lorigine de classe. Pour la classe dirigeante et pour certaines femmes cadres ou des professions libérales, beaucoup daspects de la vie et du travail qui leur avaient été refusés comme des postes de responsabilité, laccès à certaines professions, etc, leur sont maintenant beaucoup plus ouverts.
Elles sont aussi capables dacheter certaines libertés en embauchant des femmes de ménage pour accomplir le travail domestique et élever leurs enfants. Pour les femmes des familles richissimes, cette situation leur laisse la possibilité dêtre aussi oisives que leurs ancêtres.
Cela ne signifie pas pour autant quelles sont égales aux hommes de leur milieu. De nombreux droits relatifs à lhéritage et à la propriété leur sont encore refusés, et leur rôle reste principalement celui de femmes ou de soeurs soumises, redevables aux hommes chefs de leurs familles.
En ce sens, les femmes des classes dirigeantes néchappent pas à loppression de leur sexe. Pourtant, elles nen appartiennent pas moins à la classe dirigeante non-productive, et jouent souvent un rôle-clé dans la perpétuation de lidéologie de la subordination des femmes à travers leurs oeuvres religieuses et charitables, ou comme membres de familles dirigeantes ou royales proposées comme modèles à la classe ouvrière.
La situation des femmes de la petite bourgeoisie traditionnelle (artisans, paysans, petits entrepreneurs) est totalement différente. Il y a de grandes différences au sein de cette classe, mais pour beaucoup lexploitation sociale et loppression sexuelle coïncident avec les rapports privés entre homme et femme.
Ces femmes sont souvent directement exploitées comme salariées dans lentreprise familiale et font le travail domestique pour le mari et les enfants. Jusquà aujourdhui, la structure familiale traditionnelle de type nucléaire autoritaire sest maintenue. Cette situation dexploitation et doppression multiforme nest atténuée que pour une minorité de ces femmes, par un niveau de vie supérieur à celui de la famille ouvrière moyenne.
Pour les femmes de la classe moyenne, un meilleur accès à léducation, aux carrières et à la propriété, a permis une amélioration considérable de leur existence.
Dans les pays impérialistes, la possibilité dune meilleure contraception et davortements plus sûrs a permis aux femmes de contrôler leur fertilité de manière à ce que leur vie sexuelle et personnelle soit combinée à la vie professionnelle, ce qui, pour les générations précédentes était tout à fait impossible. De plus, ces femmes, dont les revenus permettent dutiliser la force de travail dautres femmes pour le ménage et léducation des enfants, peuvent combiner une carrière avec une vie de famille.
Mais cette égalité apparente ne les a pas émancipées complètement de leur oppression. Les femmes sont toujours sous-représentées aux échelons supérieurs de leur profession; les possibilités de promotion sont très difficiles du fait des préjugés des patrons, et les carrières ne sont pas encore assez souples pour permettre aux femmes davoir des périodes, même courtes, dinactivité afin davoir des enfants, tout en maintenant leur salaire et leur poste.
Au foyer, ces femmes des classes moyennes sont toujours soumises à leurs époux, et peuvent être lobjet dabus physique et sexuel. Mais comme leurs soeurs vraiment bourgeoises, leur expérience de loppression peut être atténuée par le biais de largent, utilisé pour échapper au travail domestique, voire aux situations violentes, ce qui nest pas le cas pour les femmes de la classe ouvrière.
Ainsi, en ce qui concerne la structure familiale, lidéologie, les modes de vie, les conditions des femmes les mieux rémunérées et les plus qualifiées se rapprochent de celles de la classe moyenne ou de la petite bourgeoisie.
A lautre extrémité, parmi le lumpenprolétariat, parmi les chômeurs de longue durée, les plus exploités et les plus malheureux, la prostitution, léclatement de la structure familiale, la violence et la criminalité sont les traits habituels de loppression des femmes.
Loppression des femmes travailleuses et des paysannes
Pour la grande masse des travailleuses, et cela comprend beaucoup de femmes salariées qui peuvent se considérer comme appartenant à la classe moyenne parce que leur travail nest pas manuel (à savoir les cols blancs, les professeurs, les infirmières), leur oppression est vécue de manière différente.
La majorité doit combiner le travail à lusine ou au bureau avec la charge prioritaire qui est dassurer le travail domestique et léducation des enfants. Ce double travail peut être particulièrement difficile pour celles qui travaillent la nuit, puis de retour à la maison, font le ménage et préparent les repas. Elles ne dorment pas assez et nont pas assez de temps de repos.
Les femmes de la classe ouvrière ont rarement accès à des structures daccueil pour leurs enfants leur permettant de satisfaire leurs besoins en tant que travailleuses (à la différence des femmes bourgeoises ou cadres supérieures qui peuvent employer des nourrices et des crèches privées). De plus, leurs salaires insuffisants ainsi que le peu de sécurité de lemploi dont elles jouissent font quelles continuent de dépendre économiquement de leur époux.
Sans aucun doute, le nombre croissant de femmes qui reçoivent un salaire indépendant permet une certaine liberté financière, mais rarement suffisante pour leur permettre de choisir de quitter leur époux si elles le souhaitent et de garder les enfants sans trop de problèmes financiers et de logement. Ceci est même souvent le cas pour des femmes qui dépendent des allocations de lEtat, qui, dans tous les grands pays impérialistes, prend comme point de départ que lunité familiale est celle dun chef de famille homme, la responsabilité pour sa femme et les enfants.
Souvent, donc, il ny a que les hommes qui peuvent demander ces aides financières. Dans certains pays, les femmes qui élèvent seules leurs enfants rencontrent de grandes difficultés pour avoir accès aux allocations familiales ou au logement.
Les paysannes, qui sont des millions dans les pays dominés par limpérialisme, souffrent dune oppression extrême. Lidée quune paysanne dAmérique latine pourrait avoir un intérêt commun fondamental avec les femmes des classes dirigeantes est risible.
Loppression subie par les paysannes, en particulier par les paysannes pauvres, est omniprésente et variée. Comme travail, la paysanne sera obligée de participer aux récoltes, de nourrir les animaux, de soccuper de son foyer et den gérer le budget, dapporter les produits de la ferme au marché, de les vendre et dacheter les biens dont elle et sa famille ont besoin.
Si on ajoute à cette corvée quotidienne sans fin les tâches de porter et délever les enfants quelle accomplit, on voit clairement létendue de loppression subie par la paysanne. La paysanne, encore plus que la paysannerie en général, est vraiment la bête de somme de lHistoire.
La violence contre les femmes
Les femmes de la classe ouvrière subissent des actes de violence et des abus sexuels, à la fois au foyer et au travail à travers le harcèlement sexuel. Bien que les abus sexuels et physiques ne soient en aucun cas limités aux femmes de la classe ouvrière, ces dernières sont moins en état de sacheter une solution à une situation violente, en quittant leur maison ou leur travail, ou en utilisant des voitures ou des taxis pour éviter dêtre attaquées dans la rue.
Naturellement, nous ne confondons pas (quoique nous ne lexcusions pas) la violence sporadique qui peut éclater dans la famille du fait des tensions de la vie quotidienne dans la société capitaliste avec la brutalité systématique de certains hommes contre des femmes.
Mais la violence domestique, si terrible quelle soit pour les personnes concernées, doit être mise en perspective. Ce nest pas une manifestation du pouvoir des mâles ou un moyen de le perpétuer.
Cest le produit des frustrations qui rendent la vie quotidienne sous le capitalisme misérable et sans joie. Elle ne peut pas être comparée à lutilisation systématique de la violence, en particulier par des dictatures dans le monde semi-colonial, dirigée contre des hommes et des femmes dans le but de maintenir le pouvoir de la bourgeoisie semi-coloniale et de leurs maîtres impérialistes.
Dans ces pays les dictateurs, et non les maris, sont les véritables responsables de la violence systématique contre les femmes. Ainsi, nous nexagérons pas la question de la violence contre les femmes dans les pays impérialistes, comme le font les féministes, dans le but de prouver que le pouvoir des mâles existe et simpose par une violence systématique.
De toutes façons, il ny a rien de naturellement masculin à la violence. Le suggérer cest aller dans le sens de lidéologie réellement réactionnaire qui décrit les femmes comme des objets passifs nopposant aucune résistance, et inévitablement faibles.
A travers le monde, du Nicaragua pendant la révolution contre Somoza à la Grande-Bretagne pendant la grève des mineurs de 1984-85, des combattants de classe femmes se sont montrées capables de lutter physiquement contre les véritables responsables de leur oppression, les capitalistes et leurs Etats.
Différences au sein de la classe ouvrière
Les rapports entre les hommes et les femmes sont également différents pour la classe ouvrière. La famille reste souvent le dernier refuge pour les travailleurs, là où le capitalisme est incapable dapporter, à travers la protection sociale, laide mutuelle nécessaire aux individus et particulièrement aux personnes dépendantes. Elle est aussi le lieu où des liens affectifs fondamentaux sont forgés, et où les hommes et les femmes de la classe ouvrière trouvent amour et soutien.
La famille est donc défendue par les travailleurs, hommes et femmes. A la différence de la situation des femmes bourgeoises exerçant une profession libérale, pour les femmes travailleuses, ce ne sont pas leurs maris ou les hommes de leur classe qui représentent la cause fondamentale de leurs problèmes.
Pour les femmes de la classe dirigeante, cest leur propre classe qui produit leur inégalité et leur subordination. Ce sont les hommes qui font obstacle à une véritable égalité.
Mais pour les femmes de la classe ouvrière ce ne sont pas les travailleurs hommes qui sont leurs ennemis. Cest le système capitaliste, et en conséquence les hommes et femmes de la classe dirigeante, qui crée à la fois lexploitation et loppression des femmes travailleuses.
Cest ce que montrent les luttes communes des hommes et des femmes, par exemple quand dans une communauté ces dernières soutiennent le combat de leurs époux (les mineurs détain en Bolivie ou les mineurs de charbon en Grande Bretagne sont dexcellents exemples de cette unité). Pour les hommes et les femmes, ce sont les patrons qui sont leurs véritables ennemis.
Pourtant, il est aussi vrai que les travailleurs hommes sont en général mieux payés et ont de meilleures conditions de travail que les femmes. Ils profitent aussi du fait que les femmes accomplissent la majeure partie des corvées domestiques ennuyeuses, souvent en plus de leur travail salarié.
La structure de la famille, la domination masculine qui y règne et lidéologie sexiste envahissante qui aide à perpétuer cette situation, conduisent les hommes à agir dune façon qui opprime directement les femmes. Ils refusent le contrôle des femmes sur leur vie familiale commune, ils décident quelle part de leur salaire sera consacrée au ménage. Dans certains cas, ils abusent, physiquement et sexuellement, de leurs épouses et dautres femmes.
Cette division au sein de la classe ouvrière affaiblit sa force collective. Cela a conduit à des exemples de travailleurs sorganisant pour empêcher laccès des femmes à certains emplois, en particulier aux métiers qualifiés, et à des hommes brisant les grèves de femmes qui revendiquaient un salaire égal. Ces travailleurs hommes croient que les femmes travailleuses sont une menace pour leur propre salaire et leurs conditions de travail, et agissent donc comme un obstacle réactionnaire vis à vis des femmes.
Les hommes de la classe ouvrière profitent-ils de loppression des femmes?
Il ne fait donc aucun doute que les hommes jouissent de véritables avantages matériels du fait de loppression des femmes. Pourtant, ces avantages soit sont éphémères (la position de lhomme au sein de la famille), soit transitoires (accès à certains emplois à certaines périodes) ou, à léchelle historique, mineure (une moindre obligation à remplir les tâches ménagères).
Bien entendu, lidéologie de la domination masculine lidentité machiste existe souvent au sein de la classe ouvrière, et est renforcée par les privilèges matériels dont jouissent les travailleurs hommes et que parfois ils défendent.
Ce machisme doit être combattu constamment par le parti révolutionnaire et le mouvement des femmes travailleuses. Pourtant, les avantages matériels des hommes ne signifient pas que ces derniers exploitent économiquement les femmes. Ils ne sapproprient pas et ne contrôlent pas les fruits du travail domestique des femmes.
Quels que soient les privilèges relatifs dont jouissent les travailleurs hommes à la maison ou au travail, les problèmes auxquels ils doivent faire face du fait de loppression sociale des femmes sont immenses.
Les divisions au sein de la classe ouvrière qui se développent en conséquence de loppression des femmes affaiblissent le prolétariat dans son ensemble et le rendent vulnérable aux attaques économiques, sociales et politiques des patrons. La possibilité de vaincre le système qui exploite à la fois tous les travailleurs et opprime les femmes est retardé du fait de ces divisions.
En ce sens, donc, les avantages des hommes ne sont pas fondamentaux. Ils ne signifient pas que les hommes aient un intérêt historique à loppression des femmes, pas plus que les avantages dont jouissent certains travailleurs au détriment dautres ne leur donnent un intérêt historique au maintien du capitalisme.
Au contraire, lintérêt historique des travailleurs hommes est de vaincre le capitalisme et, en agissant ainsi, de détruire la base de loppression sociale des femmes. Ils sont les véritables alliés stratégiques des femmes travailleuses dans le combat contre loppression et lexploitation. En fait, la classe ouvrière est affaiblie par cette division, et sa capacité à lutter collectivement pour renverser le système qui produit à la fois lexploitation et loppression en est affaiblie.
Les avantages que les hommes de la classe ouvrière recevront de la libération finale des femmes de la famille la responsabilité collective des soins et de léducation des enfants, la liberté dans les relations, la libération sexuelle et les acquis économiques du socialisme tout cela signifie que les hommes du prolétariat ne tirent de fait aucun avantage décisif, mais au contraire souffrent de loppression des femmes.
Les avantages des hommes sur les femmes imaginaires ou réels conduisent des hommes, de façon individuelle, et, de façon collective, dans les syndicats, à croire, à tort, que leur position sera mieux servie en continuant à participer à loppression des femmes.
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