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11 avril 2002
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Troupes israéliennes hors de la Palestine!
Intifada jusqu’à la victoire !


Des pierres contre des blindés. La souffrance palestinienne face à l’arrogance meurtrière du gouvernement israélien. Depuis 18 mois le nouvel intifada secoue les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza.

Maintenant, le gouvernement Sharon monte d’un cran sa politique d’agression et de provocation, occupant encore plus de territoires, cherchant à détruire le gouvernement de Yasser Arafat et à écraser le mouvement du peuple palestinien.

Le “processus de paix” porté par Arafat et le gouvernement palestinien n’a rien apporté aux masses palestiniennes, pas même le semblant de “mini-Etat” éparpillé, sans réalité géographique ni économique, qui était la base des accords passés avec Israël. Dans leur écrasante majorité, les masses palestiniennes se trouvent toujours sous l’occupation israélienne. Leur vie n’est que misère, pauvreté et oppression. Et elles en ont assez.

L’occupation sioniste s’est durcie et la vie des Palestiniens n’est que misère, pauvreté et oppression. Mais aujourd’hui, les Palestiniens sont las de nouveaux compromis avec l’occupant et rejettent en masse toute nouvelle concession.

Depuis 1947, les sionistes occupent la terre de Palestine, entassent les réfugiés dans des camps, nient tout droit démocratique aux palestiniens, avec le soutien sans faille des impérialistes US et la bienveillance des Nations Unies.

L’ONU, malgré des résolutions de façade condamnant l’Israël, s’est bien gardé de faire quoique ce soit de plus afin de faire respecter les droits des Palestiniens. Il est vrai que cela gênerait les impérialistes et leur ordre mondial dans une région — le Moyen Orient — qui est capitale pour leur domination mondiale, en particulier à cause de la production du pétrole. La politique guerrière des impérialistes d’après le 11 septembre n’a fait que renforcer leur soutien profond à la politique israélienne.

Tant que l’occupation perdure, la paix n’est qu’une illusion.

Que faire, alors ? Comment mettre fin à la spirale d’oppression et de violence ? En l’arrêtant à la source. La question palestinienne n’est pas qu’une question nationale, c’est aussi une question de classe.

La bourgeoisie sioniste israélienne exploite les travailleurs palestiniens des territoires occupés en Israël tout en leur niant le droit de vivre dans ce pays. Quant aux arabes israéliens qui forment une grande partie de la classe ouvrière, ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Les travailleurs juifs, eux, bénéficient d’avantages considérables et d’un traitement de faveur qui font d’eux l’aristocratie ouvrière de ce pays.

C’est pourquoi le sionisme, cette idéologie bourgeoise et raciste, appuyée par les puissances impérialistes, a réussi pour le moment à acheter la majorité des travailleurs juifs et à faire l’unité nationale derrière la bourgeoisie israélienne.

Pourtant, s’ils veulent réussir leur propre libération, les travailleurs juifs doivent rompre la collaboration de classe qui les lient à leurs patrons et aux colons. Déjà, les arabes israéliens, peu mobilisés d’habitude sur la question nationale, sont descendus dans la rue pour protester contre la répression dans les territoires occupés. Ces travailleurs pourraient bloquer l’économie du pays par une grève générale de protestation en liant à leur mouvement les travailleurs juifs.

Mais actuellement le centre de la révolte se situe dans les territoires occupés.

En Palestine aussi, la question de classe doit primer. Les masses doivent rompent l’alliance entre classes que constitue l’OLP. Pour ce faire, il faut absolument que la classe ouvrière palestinienne se forge une organisation politique, un parti des travailleurs. Nous pensons qu’un tel parti devrait être armé d’un programme révolutionnaire et étendu au prolétariat juif afin de mener à bien la lutte sociale et la lutte nationale.

Il est donc évident que les révolutionnaires ne peuvent soutenir politiquement les groupes islamistes qui sont souvent aussi racistes avec les juifs que les sionistes le sont avec les arabes.

Nous rejetons le fondamentalisme religieux du Hamas, du Djihad islamique et du Hezbollah. Il s’agit d’une impasse terrible pour les masses et pour les femmes. Nous condamnons fermement les attentats suicides contre les civils, qui tuent des Israéliens juifs et parfois arabes. Bien entendu, nous rejetons également toute politique anti-sémite en France : les juifs ne sont pas nos ennemis comme ils ne sont pas les ennemis des Palestiniens.

Par contre nous nous opposons à toutes les actions commandos menées par l’Etat sioniste contre des militants palestiniens, y compris les intégristes.

Toute déclaration d’un “Etat palestinien” ne serait qu’un leurre si l’Etat sioniste continue à exister. Le maintien d’Israël en tant que tel et le droit des Palestiniens à l’autodétermination sont tout simplement incompatibles.

La seule solution viable à la crise actuelle n’est pas la simple existence d’un Etat palestinien, croupion et écrasé par l’impérialisme et le sionisme, mais le lancement d’une révolution ouvrière en Israël et dans les pays arabes, avec comme objectif la création d’une Palestine ouvrière, donc par définition démocratique et laïque, au sein d’une fédération socialiste du Moyen Orient où travailleurs arabes et juifs exerceraient leur pouvoir sur l’ensemble de la société.

Intifada jusqu’à la victoire !
Troupes israéliennes hors de Palestine !
A bas l’Etat d’Israël raciste et assassin !



A lire aussi :
Notre analyse de l’origine de la crise au Moyen Orient

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