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17 mai 2002
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La Quatrième Internationale 1940-1953

L’Internationale tourne à droite

Durant l’année 1949, la scission entre Moscou et Belgrade s’approfondit de plus en plus. En raison de la suppression des subventions soviétiques, le PCY fut obligé d’adopter une politique économique plus autonome, et d’utiliser une rhétorique plus à gauche pour s’assurer du soutien des masses.

En janvier le PCY annonça l’introduction de la collectivisation forcée; le nombre de coopératives passera de 1300 en 1948 à 7000 en 1951, couvrant 2.500.000 ha. Une campagne cynique fut lancée contre le “style administratif” dont souffraient les syndicats et contre le “bureaucratisme”. Les “crimes de Staline” et “les méthodes fascistes” du PCUS furent dénoncés, la “dégénérescence” de la révolution russe fut soulignée et le PCY se préparait à mettre en place, de manière totalement bureaucratique, “l’autogestion” titiste.

Face à ces développements, le SI estima que la rupture était encore plus importante qu’il ne l’avait pensé. Dans une circulaire du 5 octobre 1949, il expliqua que “Les Yougoslaves sont restés en général sur la base léniniste, ils ont reconstruit par eux-mêmes certains fragments du trotskysme sur des questions importantes (...) C’est un centrisme de gauche, qui a rompu avec le stalinisme et qui s’efforce de retourner vers le léninisme.” (1)

Dans un article écrit au même moment sur “l’évolution du centrisme Yougoslave”, Pablo prévoyait l’effondrement total du stalinisme mondial “si l’affaire yougoslave évolue favorablement” (2) et il concluait, de façon triomphaliste, sur l’importance de l’évolution yougoslave pour les perspectives de l’Internationale : “Répétons-le encore une fois : de l’assistance active du prolétariat international dépend non seulement la possibilité que les perspectives de cette tendance demeurent bonnes, mais aussi qu’elles deviennent excellentes pour la révolution communiste mondiale et pour le renouveau du mouvement ouvrier international.” (3)

Après des années d’isolement et pendant une période qu’elle avait déclaré révolutionnaire, l’Internationale avait enfin trouvé ce qu’elle croyait être la garantie de son avenir. Ayant loupé son rendez-vous avec les masses pendant le soulèvement de la fin de la guerre, l’Internationale espérait rencontrer les masses au carrefour de l’évolution du PCY.

A partir de là, l’Internationale commençait une lente transformation de “Parti Mondial de la Révolution Socialiste” en conseillé de diverses tendances staliniennes, réformistes ou nationalistes petite-bourgeoises. Derrière son enthousiasme se cachait donc un doute profond quant à son rôle historique.

Au même moment, le SWP américain expliqua qu’“il n’est pas dans nos intentions (...) de créer l’illusion que le groupe Tito est constitué de marxistes révolutionnaires, de trotskystes” (4) mais appuya la position du SI en soulignant les “origines révolutionnaires du régime actuel”, “la transformation révolutionnaire des organes de pouvoir en Yougoslavie”, l’esprit “profondément révolutionnaire” de la politique industrielle du PCY et le fait que “la lutte yougoslave a donné lieu à une nouvelle forme de centrisme, à une tendance entre le réformisme stalinien et le marxisme révolutionnaire.” (5)

Bien entendu, le SWP ne parlait pas du besoin d’un parti révolutionnaire en Yougoslavie. Il partageait l’illusion du SI qui espérait que la “direction de rechange” surgirait des rangs du PCY.

Bleibtreu, dirigeant du PCI et, par la suite, opposant au “liquidationnisme pabliste”, se montrait tout aussi “liquidationniste” dans une série d’articles parus dans La Vérité. Après avoir expliqué qu’à la suite de la scission, le PCY “s’est trouvé contraint de reconstruire certains fragments du léninisme” (6)

Bleibtreu expliquait que “le parti a su répondre à de nombreux problèmes en se référant aux bases principales du marxisme; ceci l’amenait tout naturellement à se rapprocher sur plusieurs points des analyses que les trotskystes ont apportées.” (7)

En ce qui concerne la nature de la Yougoslavie, il était clair : “En Yougoslavie a eu lieu une révolution prolétarienne” (8). De plus, Bleibtreu analysait aussi “le retour du PCY au léninisme sur le problème théorique de la démocratie, (...) que nous devons même considérer comme un apport positif au marxisme.” (9)

Sur un ton peu subtil, Pierre Frank refusait une interprétation correcte de la rupture entre Moscou et Belgrade : “seuls des gens dont le cerveau est atteint d’aberrations incurables peuvent voir dans l’affaire yougoslave une rivalité de bureaucrates.” (10)

Mais tandis que les trotskystes rivalisaient d’opportunisme, Vlahovitch, dirigeant du PCY, rejetait le soutien offert par l’Internationale, parce qu’il était proposé par “ces divers types de suspects qui se rassemblent autour d’une IVe Internationale, divers espions impérialistes”! (11) Même une telle attaque stalinienne ne fit pas réfléchir ces camarades : pour presque tout le monde, le PCY était devenu une organisation centriste de gauche...

Des voix s’élèverent contre cette négation de la politique trotskyste. Par exemple, le MAS, la petite section suisse, s’opposait systématiquement aux positions de l’Internationale relatives à la Yougoslavie, soulignant qu’elles représentaient une adaptation au stalinisme. De temps en temps, le MAS critiqua avec raison le SI, mais sa méthode était profondément erronée.

Pour le MAS, la création d’un Etat ouvrier dégénéré était tout simplement impossible, et ceux qui qualifiaient ainsi la Yougoslavie ne faisaient, par définition, que s’adapter au stalinisme. Sa critique étant profondément viciée, le MAS a été dans l’incapacité de corriger l’erreur de la direction.

Au printemps 1949 Ted Grant, membre de la direction du RCP, écrivit dans le BI : “Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas capituler devant ces événements, ni avoir la moindre illusion à propos des motivations, des objectifs ou des méthodes de la bureaucratie yougoslave. Comme Staline ne s’est pas transformé en trotskyste — conscient ou non — à cause de son combat contre la bourgeoisie, de la même façon Tito n’est pas devenu un trotskyste inconscient parce qu’il a rompu avec le Kremlin”. (12)

Expliquant la nature du pouvoir yougoslave, Grant en tira une analogie importante : “Tito a repris complètement l’organisation, l’idéologie et la technique du pouvoir bonapartiste. La seule différence entre le régime de Staline et celui de Tito est que ce dernier n’en n’est qu’à ses débuts. Il existe une ressemblance étonnante entre la vague d’enthousiasme en Russie quand la bureaucratie a introduit le premier plan quinquennal et l’enthousiasme en Yougoslavie aujourd’hui. Alors que Staline ne peut régner que par une terreur de plus en plus débridée, Tito, pour le moment, bénéficie probablement du soutien de la grande majorité de la population yougoslave. Mais ce n’est pas une différence fondamentale, c’est une question de temps et de l’expérience des masses.” (13)

Mais malheureusement, cette voix ne fut pas entendue. L’adaptation à la politique stalinienne de Tito devint la règle. Une méthode centriste était en train de naître, selon laquelle le stalinisme était capable de se transformer en centrisme de gauche, et la principale tâche des révolutionnaires était d’appuyer cette évolution et d’attendre qu’elle arrive à son but. La politique révolutionnaire, le combat pour le programme trotskyste, passaient à la trappe.


L’Internationale et la nature de la Yougoslavie

Pour l’Internationale, la Yougoslavie, comme les autres pays du glacis, était jusque là un Etat capitaliste. La réalité yougoslave devenant de plus en plus évidente, à partir du VIIe plénum du CEI (9-18 avril 1949), des membres de la direction internationale en tirèrent les conséquences :

Pablo, d’abord timide, se limita à la constatation que “l’analyse donnée de ce pays devait logiquement aboutir à la conclusion que la Yougoslavie a cessé d’être un pays capitaliste.” (14) Kamalesh Banerji (du SI) et Colvin Da Silva, respectivement délégués de l’Inde et de Ceylan, étaient plus directs : “La Yougoslavie est un Etat ouvrier dégénéré”, disaient-ils, tout en insistant sur le fait que les autres pays du glacis demeuraient capitalistes. (15) Il faudra attendre encore un an avant que les autres membres du CEI n’arrivent à la même conclusion.

Lors du VIII plénum du CEI (26-30 avril 1950), deux résolutions furent présentées, à titre indicatif, l’une de Pablo, l’autre de Mandel. Toutes deux reconnaissaient que la Yougoslavie n’était plus un Etat capitaliste, même si ni l’un ni l’autre n’expliquait comment le renversement du capitalisme avait eu lieu.

Selon Mandel, la Yougoslavie est devenue un “Etat ouvrier (dictature du prolétariat) non dégénéré”, marqué par des “déformations importantes”. (16) Mais pour Mandel, cette transformation n’a eu lieu qu’après la rupture avec le Kremlin, grâce à la participation “effective” des comités populaires à la “structure étatique”, après “une mobilisation des masses laborieuses yougoslaves par le PCY pour la défense et le parachèvement des conquêtes d’une révolution prolétarienne.” (17)

Cette position était peu rigoureuse. Mandel cherchait la mobilisation ouvrière sans laquelle, selon lui, aucun renversement du capitalisme n’était possible. Mais il n’y eut pas de telle mobilisation, et le CEI rejeta sa résolution. Mandel fut le seul à voter pour. Par la suite, il ne la soutiendra plus.

Pour Pablo, soutenu par la majorité du CEI, la période 1946-1948 était marquée par le “remplacement de l’ancien appareil étatique par un appareil basé sur les comités en tant qu’organes du pouvoir unique sur tout le territoire” et par “l’accomplissement de la révolution, le PCY maintenant et renforçant ses liens avec les masses, précisément à travers les réalisations de la Révolution. Ce qui explique la rupture à gauche qui a eu lieu en 1948 avec le Kominform et le Kremlin.” (18)

Il continuait : “La rupture a permis à la Révolution yougoslave victorieuse d’atteindre des niveaux supérieurs, caractérisés avant tout par la lutte de plus en plus consciente entreprise depuis lors contre le danger de la dégénérescence bureaucratique de la révolution, par l’élargissement de la démocratie socialiste. La Yougoslavie, étant un Etat ouvrier, un Etat de dictature du prolétariat, dès avant la rupture, évolue sous la pression des conditions objectives et subjectives créées par la rupture, vers une amplification constante de la démocratie socialiste, de la participation active et effective des masses à la gestion de l’Etat et de l’économie.” (19)

Le rôle des “comités de libération” établis par le PCY pendant la guerre et qui demeurèrent sous son contrôle absolu est grossi. Il n’y a jamais eu l’ombre d’une démocratie ouvrière en Yougoslavie, malgré la rhétorique titiste. (20)

Pour le SI, “l’évolution idéologique du PCY suivant le tracé de la pensée et de la théorie trotskyste, a abouti à une véritable justification historique de notre mouvement, en a énormément haussé le prestige, et l’a fait apparaître plus que jamais comme le seul pôle d’attraction autour duquel peut se regrouper une nouvelle direction ouvrière internationale”. (21)

Mais la méthode centriste adoptée par la direction internationale conduisait inéluctablement à l’affaiblissement de l’Internationale en tant que “pôle d’attraction”. Selon Pablo et la majorité du CEI, un parti stalinien est capable d’évoluer vers des positions révolutionnaires sans la moindre intervention de la part des trotskystes. Pis, les camarades croyaient que cette expérience allait se reproduire avec l’effondrement attendu du stalinisme mondial.

L’objectivisme et la mauvaise compréhension de la nature du stalinisme allait conduire la Quatrième Internationale à perdre toute confiance dans son propre rôle historique, à préférer transférer cette fonction aux forces staliniennes, social-démocrates ou nationalistes petite-bourgeoises.

Comment ne pas voir de similitude avec la méthode utilisée plus tard par diverses tendances se réclamant du trotskysme devant Mao, Castro, Ho Chi Minh, le FLN en Algérie ou le FSLN au Nicaragua?

La direction internationale n’a-t-elle pas adoptée une méthode opportuniste qui s’exprime aujourd’hui à travers le suivisme de toutes les principales organisations se réclamant du trotskysme, envers des tendances en rupture avec le stalinisme ou la social-démocratie, envers la combativité spontanée de la classe ouvrière ou encore envers des courants “démocratiques”?

La seule réalité du “mouvement trotskyste international” c’est cette méthode centriste qui attend des développements révolutionnaires et spontanés d’autres forces que la classe ouvrière consciemment révolutionnaire. Cette méthode commune trouve ses origines dans l’adaptation de la Quatrième Internationale au PCY.

La réalité, bien entendu, est que le PCY n’avait pas rompu avec le stalinisme, mais seulement avec le Kremlin. Loin de “tracer la pensée et la théorie trotskyste”, le PCY n’a fait qu’utiliser certaines critiques du stalinisme soviétique pour mieux renforcer sa propre base.

Il ne fallait pas nier la réalité et l’importance des événements yougoslaves, mais la politique de l’Internationale montrait une grande confusion sur la nature du stalinisme et sur la question des perspectives. Confrontée à un événement d’une grande importance, l’Internationale adopta une orientation et un programme erronés.


Les conséquences pour l’Internationale

La direction de l’Internationale à ce moment-là a largement achevé son évolution centriste, commencée en juillet 1948. S’attendant à ce que la fin de la guerre conduise à la fois à l’effondrement du stalinisme, à une montée révolutionnaire, et ouvre la possibilité de construction de partis révolutionnaires de masse, l’Internationale vit dans la rupture yougoslave la réalisation des deux premières prévisions.

Le bouillonnement politique, notamment autour des partis communistes, créé par la scission, offrait à l’Internationale la possibilité d’intervenir dans un nouveau milieu. Ainsi Pablo, à la réunion du CEI du mois d’octobre 1948, se félicitait du travail effectué par les sections, qui constituait “un tournant vers les masses, ce cours nouveau du trotskysme en Europe.” (132) Le CEI du mois de mai 1950 alla encore plus loin : “la crise du stalinisme crée dans le mouvement ouvrier des conditions favorables à la construction de partis révolutionnaires de masse.” (23)

Ce qui voulait dire, en général, une orientation préférentielle vers le stalinisme.

En France, cette orientation s’est d’abord traduite par un travail auprès des syndicalistes, notamment les cégétistes, pour défendre la Yougoslavie contre les calomnies du PCF. Alors que la rhétorique de gauche du PCY se renforçait, les camarades du PCI centraient de plus en plus leur action sur la question yougoslave. Les perspectives adoptées lors du VIe Congrès du PCI (janvier 1950) appelaient les travailleurs français à “Défendre la Yougoslavie; Construire le front unique; Forger une nouvelle direction”. (24)

L’ordre de ces tâches n’est sûrement pas fortuit : les perspectives le montrent clairement. “Sauf événement exceptionnel, l’affaire yougoslave et la crise du stalinisme doivent être la préoccupation dominante de notre propagande”. (25)

Le PCI s’orienta principalement vers un travail de solidarité — comités de défense de la Yougoslavie, meetings et manifestations, réunions d’information etc — dont l’objectif était d’appuyer à la fois le développement d’une tendance de gauche au sein du PCF et d’encourager l’évolution du PCY, caractérisé comme “un centrisme de gauche en pleine évolution.” (26)

Le congrès décida ainsi l’envoi de délégations ouvrières en Yougoslavie. Au cours de l’été 1950, 1000 jeunes furent envoyés par le PCI. La première délégation, dirigée par Pierre Lambert (il fut par la suite exclu de la CGT), fut envoyée en mai 1950. Lambert présenta un compte rendu du voyage qui nous donne une image de l’ambiance de l’époque. Il clôt son discours par : “Vive la révolution socialiste yougoslave! Vive la solidarité internationale des travailleurs! Vive les syndicats ouvriers yougoslaves! Vive l’unité syndicale internationale!” (27)

Cette orientation pro-yougoslave du PCI fut poursuivie sur le plan syndical. En 1948, alors que la guerre froide commençait, des forces “anti-communistes” provoquèrent une scission dans la CGT et créèrent Force Ouvrière. Cela rendait le problème de la division syndicale encore plus brûlant. En juillet 1950, le PCI participa au lancement de l’Unité, journal syndical bimensuel, “organe des comités pour la démocratie et l’unité syndicales”. Basée sur l’Unité Syndicale, petite organisation lancée par le parti en février 1948, l’Unité trouva sa raison d’être avec la question yougoslave.

Se déclarant non pas “le journal d’une tendance, mais de toutes” (28) l’Unité était en fait un front pour le travail syndical du PCI, marqué par des positions très “démocratiques” et “unitaires” — mais peu révolutionnaires car vidées de tout contenu programmatique. D’abord le PCI utilisait les pages de l’Unité pour appuyer sa politique de soutien à la Yougoslavie — (“Des militants syndicalistes disent ce qu’ils ont vu et entendu en Yougoslavie” (29)), et pour critiquer la politique bureaucratique de la CGT et celle de FO. Lambert était encore capable de dénoncer les dirigeants de cette dernière organisations parce qu’ils “pratiquent la politique de la bourgeoise occidentale.” (30)

Mais au fur et à mesure que les militants du PCI étaient exclus de la CGT, à cause de leurs activités trotskystes ou seulement pour avoir défendu la Yougoslavie, l’Unité s’orienta vers des éléments pro-yougoslaves et anti-staliniens, notamment au sein de FO. (31) Ce travail, et l’opportunisme qui va en découler, se développeront par la suite et seront une des causes de l’exclusion de la majorité du PCI, en juin 1952.



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Pour la nature de la Yougoslavie, cliquez ici


NOTES
1 Cité dans BI du SI de la QI, avril 1950, p19
2 Fourth International, novembre 1949, p292
3 Ibidem, p297
4 Déclaration du CC du SWP, septembre 1949. BI du SI de la QI, décembre 1949, 17
5 Ibidem, p18-22
6 La Vérité 241, 4.11.49
7 La Vérité 242, 18.11.49
8 La Vérité 243, 25.11.49
9 Ibidem.
10 Quatrième Internationale, décembre 1949, p17
11 Cité dans Les Congrès de la Quatrième Internationale, t3, p401
12 T. Grant “Reply to David James”, reproduit dans “The Unbroken Thread”, Fortress Books 1989, p298
13 Ibidem, p295
14 CR du CEI, BI du SI de la QI, mai 1949, p44
15 Ibidem
16 Les Congrès de la Quatrième Internationale, t3, p456
17 Ibidem, p455
18 Les Congrès de la Quatrième Internationale, t3, p453-454. Pablo aussi se permet de réécrire l’histoire, en déclarant qu’“à plusieurs reprises depuis 1943” l’Internationale “avait souligné aussi bien le caractère révolutionnaire du mouvement de masse qui a porté le PCY au pouvoir, que l’ampleur des transformations économiques et sociales qui ont marquées la vie de ce pays entre 1944-48.” (p453). Ce qui est tout simplement faux, comme le montre la lecture des documents de l’Internationale sans l’ombre d’une doute.
19 Ibidem, p454
20 C. Samary, actuelle dirigeante du SUQI, était très sensible aux charmes du régime, mais admet pourtant que les comités,“rapidement bureaucratisés”, furent toujours “sous la tutelle des dirigeants yougoslaves” (C. Samary, op. cit., p117). Pire, “jamais une forme d’auto-organisation spontanée, ou de regroupement politique dans ou hors la LCY ne sera tolérée” (ibidem, p81).
21 Rapport présenté par le SI au VIIIe plénum du CEI, avril 1950, p22
22 CR du CEI, BI du SI de la QI, février 1949, p12
23 Quatrième Internationale, mai 1950, p44
24 La Vérité 246, janvier 1950
25 La Vérité 247, février 1950
26 Ibidem.
27 CR du voyage en Yougoslavie, 1.5.50, p6. Archives du CERMTRI
28 L’Unité 1, juillet 1950
29 L’Unité 4, 15.9.50
30 L’Unité 6, 15.10.50
31 Selon Michel Lequenne, l’existence matérielle de l’Unité “dépendait largement du soutien financier yougoslave.” (M. Lequenne, A propos de la crise et de la scission de la section française, Appendice I, Les Congrès de la Quatrième Internationale, t4, p487)



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La Quatrième Internationale 1940-1953
(33 pages web)

Préface

La QI et la guerre

La direction de la QI pendant la guerre

Les trotskystes français et la guerre

Le SWP (US) et la guerre

La question démocratique et la guerre

La conférence de 1946

Le SWP (US) après la guerre


La direction internationale après la guerre

La section française 1946-48

La section britannique 1946-1948

1948 : le IIe Congrès

Le IIe Congrès et le stalinisme

La crise Yougoslave

La nature de la Yougoslavie

1949 : l'Internationale tourne à droite

L’Internationale et l’Europe de l’Est

L’Internationale et la Chine

La révolution chinoise

La guerre de Corée

Le SWP (US) et la guerre de Corée

1951 : Un changement de perspectives

“Où allons-nous?”

"Où va Pablo?"

1951 : Crise en France

1951 : le IIIe Congrès

L’entrisme “sui generis”

La scission au sein du PCI français

La lutte au sein du SWP (US)


Pablo et Healy

La révolution bolivienne

1953 : La scission de l'Internationale

Cannon, le SWP et l’Internationale

Conclusion