La Quatrième Internationale 1940-1953
La lutte fractionnelle aux USA
Nous avons vu que toute lInternationale était daccord sur les questions politiques clés de la période, et que sa direction internationale était quasiment unanime sur lexclusion dune section refusant dappliquer la ligne. Doù est venue alors la scission de 1953 ?
Comment expliquer quun an après que le CEI eut confirmé lexclusion de la majorité du PCI, le SWP dénonçait lapparition dans la direction de la Quatrième Internationale dune fraction incontrôlée, secrète et personnelle, qui a abandonné le programme de base de trotskysme (1) et critiquait le fait que la majorité du PCI a été arbitrairement et injustement exclue par Pablo ? (2)
Mis à part le culot évident du SWP, et létonnante campagne dirigée contre le seul Pablo, ce revirement de la plus grande section de lInternationale sexplique par le fait que le combat fractionnel avait touché les Etats-Unis. Soupçonnant Pablo de soutenir une minorité autour de Clarke, Cannon et Cie décidèrent de rompre avec lui sur le plan international.
Malheureusement, comme le PCI avant lui, le SWP navait pas les moyens politiques nécessaires. Comme nous lavons vu, sur tous les points principaux, le SWP avait activement soutenu les positions de lInternationale.
Si le SWP avait voulu rompre politiquement avec la politique centriste de lInternationale, il aurait fallu quil rompe aussi avec son propre passé. Ce quil na pas fait.
Les principales divergences entre la direction et le groupe autour de Clarke (Livingstone) et Cochran (E. R. Frank) concernaient avant tout les questions dorientation et de cible.
Au début des années 50, le SWP dût faire face à la vague anti-communiste qui déferla sur le pays. Après léclatement de la guerre de Corée en juin 1950, une série de lois fut proposée afin de limiter les droits démocratiques et daugmenter les pouvoirs bonapartistes du Président.
Le SWP et le PC neurent plus le droit de présenter des candidats aux élections dans lEtat du Michigan, larmée fut utilisée pour briser une grève de cheminots et lEtat durgence fut décrété par le Président Truman, en application dune nouvelle loi qui autorisait aussi louverture de camps dinternement. En même temps la chasse aux sorcières anti-communiste fut conduite par le Sénateur McCarthy. Les temps devenaient très difficiles pour les trotskystes.
La réponse du SWP fut double : dun côté il décida de poursuivre son américanisation, renonçant aux photos de Lénine et de Trotsky et renonçant à létiquette de trotskyste pour se rapprocher de la réalité des travailleurs américains. (3)
De lautre, il appuyait ses Thèses sur la Révolution Américaine de 1946, qui prévoyaient une crise rapide du capitalisme américain et léclatement de la révolution, dirigée par le parti historique du prolétariat américain, le SWP.
Malgré la répression anti-démocratique et le fait que le SWP caractérisait McCarthy comme le Hitler américain, une partie importante de son travail pendant cette période fut pourtant centré sur le travail électoral.
Pendant les grandes grèves qui ponctuèrent ces années, comme par exemple la grève à Chrysler en 1950 ou la grève des sidérurgistes en 1952, le SWP narriva pas à avancer des mots dordre centraux comme le contrôle de la base sur la grève à travers des assemblées générales et lélection de comités de grève, lenvoi de piquets de grève aux autres entreprises etc.
Le SWP ne dépassa pas un syndicalisme radical, et ne comprendra pas la nature et la politique de la bureaucratie syndicale. En menant cette politique, le parti ne dépassait pas le niveau de conscience des travailleurs américains qui, même sils sétaient montrés à maintes reprises capables dactions très importantes contre les patrons, manquaient et manquent toujours de conscience politique. (4)
Cest dans ce contexte quéclata en 1952 un débat sur lorientation de lorganisation. Cochran et Clarke, deux dirigeants de lorganisation, soutenus par une partie importante des syndicalistes du parti, commencèrent à prôner une orientation vers le Parti Communiste américain et sa mouvance, notamment autour de campagnes de solidarité et dans le travail syndical.
Sous sa première forme, le débat fut vite étouffé, et le Plénum du Comité National de mai 1952 arriva à un accord connu sous le nom évocateur de trêve, ce qui indiquait que laccord ne serait que temporaire sans que le débat éclata dans les rangs du parti.
En même temps, pour montrer quil existait un large accord, le Congrès du SWP, soutenu par un BP unanime, salua les thèses du IIIe Congrès Mondial comme un grande victoire du trotskysme international dans le domaine de lanalyse marxiste, de la stratégie et de la tactique révolutionnaire, soulignant avec raison que la tactique préconisée dans la Résolution découle de lanalyse politique comme sa conclusion logique. (5)
Mais quand, à la fin de lannée, Cochran et Clarke revinrent à la charge, la majorité du BP du SWP déclara de suite que nous approchons de la confrontation finale. (6)
Quel était le péché des oppositionnels au sein du SWP (à part être... des oppositionnels)? A New York, la minorité était devenue majoritaire, et mettait en oeuvre une orientation qui impliquait de se tourner vers la masse des travailleurs peu initiés sur le plan politique, vers une audience plus étroite mais plus sélective des organisations de gauche, des travailleurs et des intellectuels politisés et la jeunesse estudiantine; de lexpansion de notre organisation et nos activités vers une réduction et consolidation des tâches plus modestes. (7)
Il est évident que Cochran-Clarke avaient en même temps raison et en même temps tort. Comme la dit Cannon, lopposition était constituée de syndicalistes usés et déçus (autour de Cochran) et dintellectuels peu enthousiastes pour la construction du parti indépendant (autour de Clarke). Mais ils avaient raison de remettre en cause la perspective dun développement rapide du SWP adoptée dans les Thèses américaines de 1946, et de chercher une audience plus ciblée et plus politisée. Cannon le reconnaîtra par la suite, quand en mars 1954 il chercha à convaincre le SWP de sorienter vers... le PC et sa mouvance. (8)
Tout comme Pablo et le SI, le BP du SWP, et son dirigeant à la retraite, Cannon, refusaient toute opposition. Cest pour cela que, dès la première victoire de la minorité à New York, et la menace que surgisse un débat parmi la base de lorganisation, ils préparèrent la scission. Pablo et le SI, qui selon tous les participants, ne semblaient pas être directement impliqués au début, (9) prirent la défense de la trêve de 1952 mais refusèrent toute tentative de transformer lorganisation américaine en groupe de propagande dont lactivité essentielle serait dirigée vers les travailleurs qui suivent les staliniens. (10)
Le SI, de plus en plus convaincu de limminence de la guerre (en fait, cest la paix qui va sinstaller en Corée quelques mois plus tard), est entièrement daccord avec la perspective écrite dans les Thèses américaines et dans les documents du IIIe Congrès selon lesquelles le SWP qui ne regroupait pas plus de 800 militants allait rapidement devenir la direction du prolétariat nord-américain.
De cette façon, il put exprimer sa satisfaction quand le plénum du SWP en mai 1953 vota une nouvelle trêve, basée sur la victoire de la majorité et la reconnaissance de celle-ci par la minorité.
Mais la paix et la satisfaction du SI ne durèrent pas longtemps. Cannon, qui était opposé à la trêve (largement loeuvre de Farrell Dobbs, devenu principal dirigeant du SWP) indiqua clairement que les Etats-Unis constituaient une chasse gardée et mit en garde le SI contre toute intervention (cliquez ici). Le ton était donné. Il suffira de quelques pas de plus pour que la scission internationale se produise.
Le combat fractionnel empire
Ayant exprimé son refus de toute ingérence du SI dans la vie interne du SWP Cannon continuait à attiser le feu fractionnel. Au début du mois de juin il écrivit à Sam Gordon, militant américain résident à Londres et ex-membre du SI, pour exprimer sa vision du plénum et de la nouvelle trêve.
Dans cette lettre, qui fut aussitôt communiquée par Gordon au SI, Cannon annonce quil a été chargé des affaires internationales par la majorité. Expliquant le déroulement du plénum, il le résuma ainsi :
On peut tirer deux conclusions de cette expérience :
1. La crise du parti, née dune lutte de tendances, qui a été suscitée de Paris, et qui a amené le parti à deux doigts dune scission sans nécessité, a été surmontée grâce aux ressources et aux capacités internes du seul SWP.
2. Un renouveau de la lutte de tendance est, pour une longue période impossible après ce plénum, à moins que cette lutte ne soit suscitée de Paris. (...) La direction de la majorité toute entière sest finalement persuadée, à contre-coeur, que le SWP a servi de cobaye pour des expériences de duplicité et dintrigues semblables à celles qui ont caractérisé les dernières années de notre expérience au sein du Komintern. Nous ne nous attendions pourtant pas, et pendant longtemps nous avons cru impossible que de tels phénomènes se manifestent dans le mouvement international inspiré de Trotsky.(..)
Notre prochaine action en cas de tentative ouverte contre nous, sera un appel international pour dénombrer nos amis et nos ennemis. Cet appel ne se bornera pas à quelques individualités qui se prennent pour le mouvement, il sera adressé au mouvement lui-même. (11)
A partir du mois de juin, les divisions entre les amis et les ennemis du SWP sapprofondirent. Après la mort de Staline en mars 1953, Clarke, qui était rédacteur en chef du journal théorique du SWP, Fourth International, écrivit un article dans lequel il discutait des formes de propriété socialistes qui existaient en URSS et se demandait si leffondrement du stalinisme ne pourrait pas prendre la forme dun changement graduel.
Le mois suivant le soulèvement en lAllemagne de lEst, et dabord à Berlin, fit apparaître des différences programmatiques nettes entre la majorité et la minorité du SWP.
Après une série de grèves centrées sur des revendications économiques dans des villes de province, Berlin fut, les 16 et 17 juin, le centre dune série de grèves et de manifestations massives. Un soulèvement national eut lieu. Toutes les villes industrielles de lEst étaient touchées.
Plus de 300.000 soldats soviétiques furent mobilisées contre les rebelles qui se mirent à revendiquer le départ des dirigeants honnis, des syndicats démocratiques, lunification du pays, etc. Mais sans une direction révolutionnaire, les masses, malgré leur héroïsme, furent contraintes de se retirer et daccepter des compromis qui laissaient le régime bureaucratique en place.
Pour sa part, le SI publia le 25 juin un programme pour la révolution politique qui parlait du besoin de créer de véritables organes de pouvoir ouvrier et de mettre le plan entre les mains des travailleurs, mais ne soufflait mot de la question du parti. Il avançait seulement la démocratisation réelle des Partis Communistes et ne disait rien sur la présence et le rôle de larmée soviétique quassurait la survie de la bureaucratie. (12)
Le SWP, pour sa part, critiqua un article de Clarke qui suivait la ligne du SI, mais se concentra sur la question du parti, sans évoquer les mots dordres qui auraient dû être soulevés lors de linsurrection, sans parler de la création de conseils ouvriers, ou de comment sorienter vers les tendances réformatrices au sein de la bureaucratie, etc. Le réflexe qui deviendra typique du Comité International la construction du parti en dehors de toute référence programmatique commençait à prendre de lampleur.
Le SWP répondit de la même façon à la publication dune ébauche de document pour le IVe Congrès mondial, qui devrait se dérouler au début de 1954. Ce document Montée et déclin du stalinisme cherchait à résumer les changements qui sétaient produits depuis le IIIe Congrès, notamment depuis la mort de Staline. Il ny a pas beaucoup de différence entre ce document et tous ceux qui avaient été adoptés depuis 1948. Le SI préconisait clairement une politique dentrisme dans les PC, dans la perspective inévitable quils évoluent à gauche.
Mais craignant les attaques sur ce terrain, il souligna aussi, par exemple, que le développement de la révolution internationale et la lutte pour sa direction consciente par la IVe Internationale se trouvent largement favorisées (13) et déclara que la tâche fondamentale de lInternationale était dassurer une direction bolchevique des mouvements en Europe de lEst. (14)
En réponse, en août 1953 Morris Stein du SWP (qui avait été membre du SI en 1947 et en 1949) écrivit un article contre lébauche du SI, quil décrit comme le document le plus profondément révisionniste que nous ayons vu dans notre mouvement. (15) Il se concentra sur deux questions : le parti et les perspectives. Sur le premier point il avait raison, critiquant la tendance quavait le SI à mettre à larrière plan la mobilisation révolutionnaire consciente des masses dans le cadre dun parti révolutionnaire.
Quy avait-il de neuf dans cet article? Stein présente ce révisionnisme comme quelque chose de complètement nouveau alors que, comme nous lavons vu, il sagit dune méthode développée par lInternationale et soutenue par le SWP depuis 1948. Comme lors des événements révolutionnaires en Allemagne, aucune considération programmatique nest réellement avancée : le début et la fin de la critique traitent exclusivement de la question du parti.
De la même façon, Stein sen prenait à lobjectivisme qui constitue lautre élément de la méthode de lInternationale. Avec raison, il critiqua la citation suivante du document :
Avec la victoire de la Révolution chinoise sur le Kuomintang, la période de montée révolutionnaire, commencée en 1943 avec la chute du fascisme en Italie, est entrée dans une nouvelle étape fondamentalement caractérisée par un rapport de forces international favorable à la révolution et évoluant à léchelle globale dune façon de plus en plus favorable à la révolution. La vague révolutionnaire passe de pays en pays, de continent en continent. Elle a atteint récemment lURSS et les pays du glacis.
Un tel optimisme excessif ne sexcuserait même pas dans la péroraison dun discours dagitation. Mais il est ostensiblement présenté ici comme une relation à froid des faits, comme le point de départ dune révision du trotskysme. (...) Mais même si nous pouvions nous targuer de disposer de partis marxistes révolutionnaires dans chaque pays du monde, il serait faux de dire dune telle façon que la vague révolutionnaire sétend de pays en pays, de continent en contient. Il ne sert à rien, dans cette période de lépoque de transition dun ordre social à lautre, de sous-estimer la puissance et les ressources de ladversaire capitaliste et de minimiser la crise de la direction dont souffrent les forces révolutionnaires. (16)
On ne peut quêtre daccord, mais cette critique peut sappliquer à la fois aux perspectives de lInternationale depuis 1944, et à celles du SWP, et notamment à la politique des Thèses américaines de 1946. Bien évidemment, le SWP a contribué lui-même énormément à loptimisme excessif qui marqua lInternationale dans laprès-guerre.
Par exemple, un an auparavant, le Comité National du SWP avait adopté une résolution qui expliquait que : Actuellement, les possibilités dexploiter des terres étrangères sont fermées au capitalisme à une vitesse et dune manière sans précédent : par la marche des mouvements coloniaux et prolétariens. Nous sommes donc en présence dune seule nation capitaliste, équipée dune machine productive sans précédent, mais qui est largement exclue du monde colonial par un mur de feu révolutionnaire. Le capitalisme nord-américain na pas davenir. (17) Plus pabliste que ça, tu meurs!
Bien entendu, on pourrait dire mieux vaut tard que jamais et féliciter le SWP davoir enfin compris la nature du révisionnisme qui affectait lInternationale. Mais en fait il ne la pas compris. Effectivement, certaines de ses critiques étaient justes.
Mais il refusait dexaminer son propre passé, il refusait de ré-examiner les perspectives et le programme de lInternationale depuis la fin de la guerre. Seule une telle réélaboration aurait montré quil avait rompu réellement avec la méthode centriste de lInternationale.
Cette incompréhension de la dégénérescence de lInternationale fut manifeste quand Cannon déclara à la réunion qui marqua le début de la scission : notre rupture avec le pablisme, comme nous le voyons clairement maintenant, se ramène à un point auquel se ramène tout le reste, cest celui-là même : la question du parti. (18)
Cannon avait tort. Lerreur du pablisme nétait pas dabord la question du parti. Et dailleurs, en dehors de la question du programme, la question du parti na pas de sens. Lerreur de lInternationale et pas seulement de Pablo était de ne pas comprendre la nature des développements politiques, notamment au sein du stalinisme, et de ne pas comprendre les réponses programmatiques adéquates, notamment en ce qui concernait lindépendance politique du prolétariat et le besoin de la révolution politique, même devant une formation centriste de gauche (en fait, stalinienne) comme le PCY ou le PCC.
La question du parti nest que lune des conséquences de cette orientation, de cette méthode adoptée par lInternationale. Mais ni le SWP, ni le Comité International, ne le comprendront.
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Pour une discussion de lattitude de Cannon à légard de lInternationale cliquez ici
NOTES
1 Comité national du SWP, Aux trotskystes du monde entier, novembre 1953, Cahiers du CERMTRI 47, p56
2 Ibidem, p58
3 SWP(US) Internal Bulletin, t13 N° 1, p8
4 Voir, par exemple, Militant 6.2.50 et 30.6.52. Pour plus de détail sur la réalité du SWP pendant les années 50, voir larticle de nos camarades britanniques, The SWP(US) in the American Century, Permanent Revolution 7, printemps 1988, p101-125
5 Résolution du BP du SWP sur le IIIe Congrès Mondial, 8.7.52, BI du SI de la QI, août 1952, p11
6 Lettre de Dobbs, Stein et Hansen à Novack, 30.1.53, International Committee Documents, t1, (SWP-US mars 1974), p44
7 Cité par ibidem, p45
8 Lettre de Cannon à Dobbs, 19.3.54, Archives du CERMTRI
9 Voir par exemple la lettre de Gordon à Cannon (22.6.53) où il critique Cannon pour avoir suggéré que la fraction Cochran-Clarke était contrôlée par le SI. (International Committee Documents 1951-1954, t1, p55; SWP-US, 1974)
10 Lettre de Pablo, Mandel et Frank à Dobbs, Stein, Hansen, 13.2.53, International Secretariat Documents, t. 2 (SWP-US, mars 1974), p81. Cette position fut soutenue par un autre membre du SI, Gerry Healy, dans une lettre du 19.2.53, dans laquelle il soulignait que notre Secrétariat est le meilleur que nous ayons jamais eu (ibidem, p82)
11 Lettre de J. P. Cannon à Sam Gordon, 4.6.53, BI du SI de la QI, 30.11.53
12 Résolution du SI sur le soulèvement en Allemagne de l'Est, International Secretariat Documents, t.3 (mars 1974), p122-124
13 Quatrième Internationale, vol 11, n° 8-11; reproduit dans Cahiers du CERMTRI 47, p14
14 Ibidem, p19
15 M. Stein, Quelques remarques sur 'Montée et déclin du stalinisme', archives CERMTRI
16 Ibidem
17 Militant, 26.5.52
18 J. P. Cannon, Lutte fractionnelle et direction du parti, novembre 1953, Bulletin du Comité International de la IVe Internationale 3, 28.5.54, p13
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