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Pas touche aux régimes spéciaux ! Abrogation de la LRU !Tous en grève générale illimitée !La situation est désormais claire. D’un côté Sarkozy a fait le choix de nous attaquer de front, et sur tous les fronts : . Suppression des régimes spéciaux . « Réforme » des universités, une préparation à un système à deux vitesses, voire à la privatisation . Suppression de 18000 postes de fonctionnaires, dont 13 000 dans l’Education Nationale . Ouverture de négociations sur le contrat unique . Privatisation de GDF par la fusion avec Suez . Expulsions massives de nos camarades immigrés Et la liste pourrait bien continuer. Quel est le plan du président et de son gouvernement ? Nous infliger dès ses premiers mois une défaite lourde, qui décourage d’autres résistances et ouvre la voie à son projet réactionnaire. Aujourd’hui, nous manifestons contre la remise en cause des régimes spéciaux de retraite, contre la LRU et contre les suppressions de postes dans la fonction publique. Mais nous savons pertinemment que ce qui se prépare est bien plus fondamental. Entre autres, une remise en cause de toutes les retraites, avec le passage programmé à 41 puis 42 annuités. Autant dire que nous serons obligés de travailler jusqu’à la fin ou bien de survivre avec une retraite de misère. Toutes ces attaques forment un ensemble cohérent. Si Sarkozy gagne, il aura réussi à avancer très rapidement vers un Etat qui n’assure que des fonctions répressives (police, prisons…), où les salariés auront le seul droit de se faire exploiter en silence, où les services publics seront réduits comme peau de chagrin et santé, retraite, école seront des marchandises comme des autres. Il suffit de regarder vers les Etats-Unis pour voir les dégâts et les énormes souffrances produites par ce néolibéralisme sauvage. De l’autre côté, cheminots, traminots et étudiants ont dit non, et par un mouvement massif ils s’opposent aux attaques du gouvernement. Depuis le 14 novembre les travailleurs de la SNCF et la RATP ont démarré une grève dure et déterminée. Depuis plus d’une semaine, plusieurs dizaines d’universités sont rentrées dans le mouvement et la mobilisation continue de s’élargir. Maintenant c’est pour nous tous, travailleurs du public ou du privé, étudiants, lycéens, chômeurs ou précaires, le moment de nous joindre à eux. Aujourd’hui nous pouvons peser dans ce conflit majeur et faire plier le gouvernement. Pour cela nous devons être unis, déterminés et organisés. Quelle direction des luttes ? Aujourd’hui nos dirigeants syndicaux, notamment ceux de la CFDT et de la CGT, cherchent par tous les moyens à ouvrir des négociations avec le gouvernement. Mais négocier quoi ? Sarkozy et Fillon ont annoncé clairement leurs intentions. La « reforme » est pour eux un préalable. Les mesures d’accompagnement ne sont que de la poudre aux yeux, quelques miettes pour qu’on se taise. Aucune négociation n’est possible avant un retrait de cette attaque sur les régimes spéciaux, avant l’abrogation de la LRU. Pourquoi négocier alors ? Parce que nos dirigeants syndicaux sont essentiellement liés au système capitaliste. Leur rôle est de garantir la paix sociale en échange de quelques menus avantages pour une partie de la classe ouvrière, et du maintien de leur propre position privilégiée au sein du système. Aucune de nos directions syndicales ne remet en cause le système lui même et le sort qu’il nous prépare. Face à une attaque frontale, leurs contorsions sont aussi pitoyables que dangereuses. Il ne faut pas les laisser diriger ce mouvement parce qu’ils ne pourraient le mener que vers l’impasse ou l’échec. Que la CFDT appelle a la reprise à la SNCF et joue un rôle traître ne surprend donc plus personne, puisque cela devient une habitude, depuis 1995 et 2003. En appelant à des négociations secteur par secteur, la CGT lui emboîte le pas d’une façon éhontée, divise notre lutte et sape notre mouvement. Cette lutte est la nôtre, à nous de la diriger démocratiquement et à partir de la base. Organiser le mouvement Nous ne pouvons pas compter sur nos dirigeants, c’est à partir de la base, par nous mêmes, qu’il faudra organiser ce mouvement de résistance à Sarkozy. Si la victoire de celui-ci a démoralisé certain d’entre nous, c’est qu’ils ont les yeux rivés sur les joutes électorales plutôt que sur le terrain de la lutte de classe. Non, ni Sarkozy, ni son gouvernement, ni son Etat ne sont tout-puissants. L’année dernière encore ils reculaient honteusement face à un des mouvements les plus puissants qui aient secoué le pays, contre le CPE. Ce que nous avons fait alors, nous pouvons le refaire aujourd’hui. C’est qu’il nous faut, c’est d’élargir la lutte des cheminots et des étudiants à toute la classe ouvrière. La force du mouvement contre la CPE a été l’unité des étudiants, et ensuite des travailleurs, sur des revendications claires ainsi que l’auto-organisation de la lutte. Voilà pourquoi nous avons trois tâches importantes: - Renforcer et élargir le mouvement, tous ensemble, public et privé, étudiants, chômeurs et travailleurs. - Elaborer notre plateforme, avec des mesures d’urgences pour satisfaire nos revendications et généraliser le mouvement. - Prendre le contrôle du mouvement à travers des comités de grève, des assemblées générales dans chaque entreprise, une coordination nationale du mouvement. Comment renforcer et élargir le mouvement ? Tout d’abord dans notre secteur ou entreprise, en votant la grève générale illimitée. Ensuite en mobilisant autour de nous, dans les lycées, les entreprises de notre ville, les quartiers. Travailleurs du public ou du privé, étudiants, lycéens, chômeurs ou précaires, nous sommes tous attaqués aujourd’hui, nous sommes tous concernés : tous ensemble nous pouvons gagner. Dans chaque entreprise, nous devons diriger nous mêmes le mouvement. Pas question de laisser la direction à des représentants syndicaux non élus par la base, et dont le seul souci est de freiner, voire diviser le mouvement et de négocier dans notre dos. Partout nous devons nous organiser à la base par des AG régulières et en élisant un comité de grève pour organiser nos actions. Ensuite nous devons prendre contact avec les travailleurs mobilisées de notre secteur pour créer des AG interprofessionnelle. A l’échelle nationale, à l’image de ce que font les étudiants, nous devons créer une coordination interprofessionnelle, travailleurs – étudiants, pour établir notre ligne au niveau nationale, organiser les actions, diriger le mouvement. Partout, CRS, gendarmes et vigiles ont été utilisés contre les grévistes. Nous devons impérativement protéger nos actions, nos manifestations, nos occupations des attaques des « forces de l’ordre ». Pour cela il faut créer des services d’ordre, capables de riposter aux provocations et aux attaques des flics. Il faut empêcher les briseurs de grève de saboter notre mouvement. Il faut chasser des rues les « comités d’usagers » monté par les gros bourgeois de l’UMP qui ne savent même pas ce qu’est un train ou un métro ! Pas touche aux régimes spéciaux ! Pour la retraite pour tous à taux plein avec 37,5 annuités ! Augmentation générale de tous les salaires de 300€ ! Le SMIC à 1500€ tout de suite ! Abrogation de la loi Pécresse ! Titularisation de tous les précaires (Université, Education Nationale …). Stoppons les privatisations des services publics, EDF, GDF, Poste. Pas de suppression de postes dans la fonction publique ! Non aux franchises médicales. Défense et extension des acquis de la Sécurité Sociale ! Remboursement à 100% pour tous. Pour un programme massif de travaux publics, construction d’HLM, de lycées et d’hôpitaux, financé par l’argent des patrons. Non à toute remise en cause du droit de grève. Boycottons les négociations sur le contrat unique et sur le code du travail. Le contrat unique doit finir à la poubelle, comme le CPE ! Non au racisme ! Abrogation de toutes les lois racistes, Hortefeux, CESEDA etc. Egalité de droits pour tous les immigrés, ouverture des frontières ! Des papiers pour tous! 20 novembre 2007 Tracts diffusés dans les manifestations récentes : | |||||||||||||