L’impression 3D au service de l’archéologie

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Utiliser la 3D en archéologie redéfinit les habitudes de travail des archéologues ainsi que leur regard sur les vestiges retrouvés. Comme à chaque fois qu'une innovation prétend apporter quelque chose de plus à une discipline, il convient de distinguer les réels apports que cette technique peut apporter des mirages rêvés des Hommes. S'agit-il de besoins nouveaux ou l'impression 3D ne sert-elle qu'à modéliser ce qu'ils se représentaient déjà en esprit ?

Une réponse à de nouveaux besoins ?

L'impression 3D permet de répondre à plusieurs principaux. Elle facilite la visualisation et la manipulation d'objets. Par exemple, au lieu de se déplacer dans un environnement très confiné, comme une grotte, les archéologues peuvent la reproduire en 3 dimensions. Autre exemple sûrement plus parlant : la manipulation d'une urne cinéraire, objet délicat par excellence. Cette nouvelle technique est aussi très utile pour consulter une collection se trouvant à l'autre bout du monde.

Du point de vue de la communication, elle vise autant le public au sens large qu'un public plus particulier, comme les non-voyants ou les personnes à mobilité réduite. 

Afin de conserver au mieux un objet avant que le restaurateur intervienne, ou garder une copie numérique d'un monument dont l'avenir semble menacé (notamment s'il se trouve en zone de guerre), l'archive numérique se voit désormais accompagnée d'une réplique 3D ou d'un moulage. 

Une méthode pertinente en situation difficile

Les représentations en 3D apportent des connaissances supplémentaires quant aux donnés volumiques des sites ou des objets étudiés. Comme cela a été brièvement mentionné dans la première partie de cet article, reconstituer des objets grâce à un service d'impression 3D déploie le champ des possibles des archéologues. 

Prenons l'exemple de l'étude de la tour et des terrasses de Foix. Dans les deux cas, l’objectif consistait à fournir une documentation archéologique sur l’état général de conservation d’un ensemble dont la topographie médiévale avait été fortement transformée par des aménagements et des constructions du XVIIIe siècle. Le terrain rendait presque impossible la réalisation de dessin et le positionnement des différentes parties. Un relevé manuel des données permettant cette étape aurait nécessité beaucoup trop de temps.  La modélisation en trois dimensions a rendu plus évidentes les relations entre les divers volumes et les aménagements des différentes époques.

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