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Soutenons la grève des travailleurs sans-papiersDes papiers pour tous ! Régularisation de tous les sans-papiers !Depuis le 15 avril, plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers en région parisienne sont en grève pour leur régularisation. Employés dans des sociétés de restauration, de nettoyage, de BTP, ils représentent les couches les plus exploitées et les plus opprimées des travailleurs. Leur lutte courageuse est exemplaire et nous devons les aider à gagner. En effet, comment justifier ce système monstrueux où ces travailleurs, qui vivent et travaillent en France depuis plusieurs années, n'ont pas les droits les plus élémentaires (santé, retraite, droits civiques ...) ? En fait, le racisme d'Etat dont ils sont les victimes a plusieurs buts. D'abord, il s'agit de maintenir une partie des travailleurs dans la précarité et l'infériorité, soumis à l'arbitraire des patrons, de la police, des préfectures. Le patronat a alors à sa disposition une réserve de travailleurs taillables et corvéables à merci qu'il exploite depuis des années dans les emplois les plus durs, souvent mal payés et avec le minimum de droits. Comment se révolter, faire valoir ses droits, exiger des augmentations de salaire, se syndiquer, quand on vit tous les jours sous le couperet d'un contrôle de papiers voire d'une expulsion ? Si aujourd'hui certains patrons appuient la demande de régularisation de leurs employés, ce n'est que pour faire mieux tourner la machine économique et leurs affaires. En cas de retournement, ils seraient sans doute les premiers à se débarrasser d'une façon ou d'une autre de ceux qu'ils ont soutenus hier. L'autre finalité du racisme d'Etat est de de contribuer à diviser la classe ouvrière entre Français et immigrés. On fait des immigrés des boucs émissaires du chômage, de la prétendue insécurité, des problèmes de la banlieue alors que nos camarades étrangers, loin d'être responsables de tous ces maux en sont les victimes. C'est pour cela que les gouvernements de droite comme de gauche ont durci l'arsenal répressif, avec les lois Pasqua, Debré, Chevènement et finalement la lois CESEDA. Afin de faire du chiffre et de réaliser l'objectif ignoble de 25 000 expulsions par an, la police n'a pas hésité à organiser des véritables rafles de sans-papiers devant les écoles et dans les foyers. Dans certaines préfectures, des convocations piège, avec expulsion à la clé, ont été montées. Face à cette discrimination et à la répression des immigrés, la seule politique anti-raciste cohérente est celle de l'abrogation des lois racistes, de régularisation et d'égalité des droits pour tous, de l'ouverture des frontières. Non, les travailleurs en France n'ont pas d'intérêt commun avec les patrons français. L'ouverture des frontières signifie la possibilité pour quiconque de vivre et de travailler là où il le désire. C'est le seul moyen de s'opposer radicalement à toute politique de collaboration de classe au nom de la "nation" ainsi qu'aux divisions que cela crée au sein de la classe ouvrière. Il est vital que nous soutenions la grève de nos camarades sans papiers. Partout, dans les entreprises, les quartiers, les lycées et universités, nous devons organiser ce soutien. Nous pouvons organiser des collectes de solidarité, faire signer des pétitions et populariser leurs revendications, créer des comités de soutien. Individuellement ou collectivement, n'hésitez pas à venir les rencontrer sur leurs lieux de grève. A Paris:
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28 avril 2008 Vous pouvez nous écrire à contact @ cinquiemeinternationale.org | |||||||||||||